Lundi 26 décembre 2011 1 26 /12 /Déc /2011 08:00

26 décembre, fête de la Sainte Famille

 

Seigneur, bénis nos familles


Dieu, notre Père,

béni sois-tu pour le don de la vie familiale.
Nous te prions pour que nos familles soient dans le monde le signe visible de ton amour éternel.
Donne aux époux la grâce de construire jour après jour un amour vrai, patient et humble.
Qu'ils soient pour leurs enfants une image fidèle de ton Alliance, prompts à encourager, à partager et à pardonner.
Fais grandir dans le coeur des enfants et des jeunes la confiance en leurs parents et le désir de conformer leur vie à ta volonté.
Qu'ils déploient l'énergie de leur jeunesse à découvrir la vocation de bonheur et de liberté que tu as pour eux.


Seigneur Jésus,

regarde avec bonté les familles éprouvées par les soucis matériels, la maladie et la mort.
Tu nous donnes la vie dans ton Eucharistie : viens demeurer en nous et y faire croître ta paix, ta joie.

 

Esprit Saint,

donne-nous la force de persévérer dans la foi, de vivre chaque jour de ta miséricorde, de surmonter les épreuves.

Donne-nous d’être des soutiens fraternels pour ceux qui ne connaissent pas la chaleur familiale.
Ouvre nos coeurs à la volonté du Père, viens éclairer nos décisions et unifier nos vies pour que nous oeuvrions à l'avènement du Royaume des cieux.

 

Trinité sainte,

fais lever dans nos familles les époux, les parents, les prêtres et les religieux de demain.
Amen


Par Equipe du blog - Publié dans : Méditations, prières - Communauté : Diverses croyances...
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Dimanche 16 octobre 2011 7 16 /10 /Oct /2011 14:17

Un autre thème qui est tout un programme!

Voir clair est possible grâce à la lumière qu'apporte le Seigneur, y compris à travers nos frères et soeurs... Jésus en parle à plusieurs reprises (les 2 aveugles, la paille et la poutre...)

Faire le point vaut mieux que foncer tête baissée dans une direction qui ne peut alors pas être la bonne (agir comme il faut sans qu'il y ait le sens, à savoir l'Amour -qui vient de Dieu- "ne sert à rien", voir 1 Corinthiens 13)

 

Week-end Brins de Vie pour les 30-50 ans

les 22 et 23 octobre 2011

Abbaye La Joie Notre-Dame, Campénéac (56)

 

Basé sur Dt 30,15. Enseignements, partage... sur le discernement dans divers aspects de la vie (professionnelle,...)

 

Contact: brinsdevie (arobase) wanadoo.fr

Par celibataire catholique - Publié dans : Evènements pour célibataires - Communauté : Diverses croyances...
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Samedi 15 octobre 2011 6 15 /10 /Oct /2011 22:21

Pour les franciliens réactifs! C'est ce dimanche après-midi 16 octobre 2011

Voilà un beau thème de conférence, fort utile pour beaucoup tant les peurs, pas toujours conscientes et avouées, peuvent constituer un obstacle à lever... A méditer aussi pour ceux ceux qui n'iront pas!

 

Reconnaitre ses peurs et s’en libérer

 

Conférence de Yves Boulvin

Dimanche 16 octobre 2011

de 14h à 16h30

à Paris, centre Trinité

 

Par celibataire catholique - Publié dans : Evènements pour célibataires - Communauté : Diverses croyances...
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Samedi 15 octobre 2011 6 15 /10 /Oct /2011 08:05

Pour tous célibataires (et couples non encore mariés)

 

Venez et Vous Verrez - Groupe de prière pour tous ceux qui cherchent leur vocation tant dans la vie consacrée que dans la vie de couple.


* Lieu : Chapelle de l'Eglise St Jean Baptiste de la Salle, M° Pasteur
9, rue du Docteur Roux 75015 Paris


* Dates : Vendredi (le dernier de chaque mois), de 20h à 22h30
30 septembre / 28 octobre / 25 novembre 2011

27 janvier / 24 février / 30 mars / 27 avril / 25 mai / 29 juin 2012
* Soirée :
18h45 Eucharistie (paroisse)
19h15 Adoration (paroisse)
20h Louange, prière méditée et mariale…
21h30 Pot amical (chacun apporte quelque chose)
 

"Plusieurs communautés religieuses prient pour nous (cf notre site), toutefois, la présence de religieux en soirée (suite au départ de Sœur Michèle en mission en Afrique) est la bienvenue."

 

"Nous vous attendons tous ce prochain Vendredi (NB: voir dates ci-dessus) – Venez et vous verrez !"


Mail : venezetvousverrez (arobase) free.fr    
Site : http://venezetvousverrez.free.fr

 


Par celibataire catholique - Publié dans : Nuits d'Adoration, Groupes de prières - Communauté : Diverses croyances...
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Jeudi 1 septembre 2011 4 01 /09 /Sep /2011 08:00

Top événements est un service gratuit du site protestant Top Chrétien, dans tous les domaines et pour tous les goûts.

A consulter toute l'année!

Site : http://topchretien.jesus.net/topevenements/

Par Equipe du blog - Publié dans : La rencontre de l'autre - Communauté : Diverses croyances...
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Jeudi 25 août 2011 4 25 /08 /Août /2011 08:00

Tout l'été, le blog a publié deux séries de conférences sur la famille, proposée par le diocèse de Paris. Les célibataires qui choisissent la vocation au mariage gagnent à se rendre aux conférences dédiées au couple chrétien, pour apprendre des notions qui leur échappent (amour conjugal, chasteté, le don, la gratuité du don, la récirprocité du don) ou fortifier ce qu'ils savent déjà.

A cette conférence, il y a un document préparatoire qui est une excellente opportunité pour travailler sur la vocation au mariage. Tous les éléments dans la version pdf aident à une meilleure compréhension du mariage chrétien. Bonne lecture!


Être époux, être épouse :

fonder la relation et la vivre à tous les âges de la vie  (questionnaire préparatoire)

Module diocésain de formation, saint Jean-Baptiste de la Salle, 27 novembre 2010
par le Père Jacques de Longeaux
Texte intégral
Document préparatoire en pdf (lecture recommandée)
Source : http://www.paris.catholique.fr

 

Le véritable amour conjugal

Concile Vatican II, Constitution pastorale Gaudium et Spes 49,1
« A plusieurs reprises, les fiancés et les époux sont invités par la Parole de Dieu à entretenir et à soutenir les fiançailles par un amour (amor) chaste, et l’union conjugale par un amour (dilectio) sans faille [1]. Un grand nombre d’hommes de notre temps exaltent aussi le véritable amour (amor) entre mari et femme, qui se manifeste de différentes manières, selon les saines coutumes des peuples et des temps. Cet amour, éminemment humain puisqu’il se porte d’une personne vers une autre personne en vertu d’un sentiment volontaire, embrasse le bien de la personne tout entière ; il peut donc enrichir d’une dignité particulière les expressions du corps et de l’âme et les ennoblir comme les éléments et les signes spécifiques de l’amitié (amiticia) conjugale. Cet amour (amor), le Seigneur, par un don spécial de sa grâce et de sa charité, a daigné le guérir, le parfaire et l’élever. Un tel amour (amor), associant l’humain et le divin, conduit les époux à un don libre et mutuel d’eux-mêmes qui se prouve par des sentiments et des actes de tendresse et il pénètre toute leur vie [2] ; bien plus, il se parfait et grandit par son généreux exercice. Il dépasse donc de loin l’inclination simplement érotique qui, cultivée pour elle-même, s’évanouit rapidement et d’une façon pitoyable. »

Questions

  • Le mariage d’amour est devenu au cours du XXe siècle la forme dominante, sinon exclusive, de mariage dans le monde occidental. Quelles sont les caractéristiques du « véritable amour » conjugal d’après ce texte du Concile Vatican II ?
  • Qu’entend-on ordinairement par « amour » ?
  • Quelles sont les dimensions de la personne qu’intègre l’amour conjugal?
  • Il n’est pas rare d’entendre dire que la durée est l’ennemie de l’amour. Ce texte permet-il d’éclairer cette objection au mariage ?

 


La vocation innée de la personne humaine à l’amour
Jean-Paul II, Exhortation apostolique Familiaris Consortio n°11
« Dieu a créé l’homme à son image et à sa ressemblance [3] : en l’appelant à l’existence par amour, il l’a appelé en même temps à l’amour.
Dieu est amour [4] et il vit en lui-même un mystère de communion personnelle d’amour. En créant l’humanité de l’homme et de la femme à son image et en la conservant continuellement dans l’être, Dieu inscrit en elle la vocation, et donc la capacité et la responsabilité correspondantes, à l’amour et à la communion [5]. L’amour est donc la vocation fondamentale et innée de tout être humain. Puisque l’homme est un esprit incarné, c’est-à-dire une âme qui s’exprime dans un corps et un corps animé par un esprit immortel, il est appelé à l’amour dans sa totalité unifiée. L’amour embrasse aussi le corps humain et le corps est rendu participant de l’amour spirituel. La Révélation chrétienne connaît deux façons spécifiques de réaliser Notes la vocation à l’amour de la personne humaine, dans son intégrité : le mariage et la virginité. L’une comme l’autre, dans leur forme propre, sont une concrétisation de la vérité la plus profonde de l’homme, de son « être à l’image de Dieu ».
En conséquence, la sexualité, par laquelle l’homme et la femme se donnent l’un à l’autre par les actes propres et exclusifs des époux, n’est pas quelque chose de purement biologique, mais concerne la personne humaine dans ce qu’elle a de plus intime. Elle ne se réalise de façon véritablement humaine que si elle est partie intégrante de l’amour dans lequel l’homme et la femme s’engagent entièrement l’un vis-à-vis de l’autre jusqu’à la mort. La donation physique totale serait un mensonge si elle n’était pas le signe et le fruit d’une donation personnelle totale, dans laquelle toute la personne, jusqu’en sa dimension temporelle, est présente. Si on se réserve quoi que ce soit, ou la possibilité d’en décider autrement pour l’avenir, cela cesse déjà d’être un don total.
Cette totalité, requise par l’amour conjugal, correspond également aux exigences d’une fécondité responsable : celle-ci, étant destinée à engendrer un être humain, dépasse par sa nature même l’ordre purement biologique et embrasse un ensemble de valeurs personnelles dont la croissance harmonieuse exige que chacun des deux parents apporte sa contribution de façon permanente et d’un commun accord.
Le « lieu » unique, qui rend possible cette donation selon toute sa vérité, est le mariage, c’est-à-dire le pacte d’amour conjugal ou le choix conscient et libre par lequel l’homme et la femme accueillent l’intime communauté de vie et d’amour voulue par Dieu lui-même [6], et qui ne manifeste sa vraie signification qu’à cette lumière. L’institution du mariage n’est pas une ingérence indue de la société ou de l’autorité, ni l’imposition extrinsèque d’une forme ; elle est une exigence intérieure du pacte d’amour conjugal qui s’affirme publiquement comme unique et exclusif pour que soit vécue ainsi la pleine fidélité au dessein du Dieu créateur. Cette fidélité, loin d’amoindrir la liberté de la personne, la met à l’abri de tout subjectivisme et de tout relativisme, et la fait participer à la Sagesse créatrice. »

Questions

  • Quel est le point de départ de cet enseignement de Jean-Paul II sur le mariage ?
  • En quoi cela éclaire-t-il la nature profonde du mariage  ?
  • Quelle conception de la personne humaine ressort de ce texte ?
  • Comment comprenez-vous les expressions : « donation physique totale » et « donation personnelle totale », et le lien que Jean-Paul II établit entre les deux ?
  • Quel enseignement sur la sexualité humaine tirez-vous de la lecture de ce texte?
  • Comment répondre à l’aide de ce texte à une question souvent posée : est-ce que se marier pour la vie et s’engager à la fidélité n’est pas en contradiction avec la liberté (la libre disposition de soi) et la réalisation de soi ?

 

 

Notes :

[1] Cf. Gen. 2, 22-24 : Prov. 5, 18-20 ; 31, 10-31 : Tob. 8, 4-8 : Cant. 1, 1-3 ; 2, 16 ; 4, 16 - 5, 1 ; 7, 8-11 ; I Cor. 7. 3-6 ; Eph. 5.25-33.
[2] Cf. Pie XI, Enc. Casti connubii : AAS 22 (1930), p. 547 et 548 ; Denz. 2232 (3707).
[3] Cf. Gn 1, 26-27
[4] Cf. 1 Jn 4, 8
[5] Cf. Concile OEcum. Vat. II, const. pastorale sur l’Eglise dans le monde de ce temps Gaudium et Spes, 12.
[6] Ibid., 48

 

 

Sommaire

1e partie : L’égale dignité personnelle de l’homme et de la femme

2e partie : L’alliance conjugale

3e partie : Un amour qui enveloppe le bien de toute la personne

4e partie : Un amour qui enveloppe le bien de toute la personne (suite)

5e partie : Conclusion

Par Equipe du blog - Publié dans : Questionnaires - Communauté : Diverses croyances...
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Jeudi 11 août 2011 4 11 /08 /Août /2011 08:00

Tout l'été, le blog a publié deux séries de conférences sur la famille, proposée par le diocèse de Paris. Les célibataires qui choisissent la vocation au mariage gagnent à se rendre aux conférences dédiées au couple chrétien, pour apprendre des notions qui leur échappent (amour conjugal, chasteté, le don, la gratuité du don, la récirprocité du don) ou fortifier ce qu'ils savent déjà.

A cette conférence, il y a un document préparatoire qui est une excellente opportunité pour travailler sur la vocation au mariage. Tous les éléments dans la version pdf aident à une meilleure compréhension du mariage chrétien. Bonne lecture!


Être époux, être épouse :

fonder la relation et la vivre à tous les âges de la vie  (5e partie et questionnaire préparatoire)

Module diocésain de formation, saint Jean-Baptiste de la Salle, 27 novembre 2010
par le Père Jacques de Longeaux
Texte intégral
Document préparatoire en pdf (lecture recommandée)
Source : http://www.paris.catholique.fr

Conclusion

L’amour conjugal tel que je l’ai décrit, cet amour propre aux époux, qui enveloppe le bien de la personne tout entière, qui s’exprime dans les gestes de tendresse de l’homme et de la femme, et l’union des corps, peut paraitre un idéal bien éloigné de la vie concrète des couples affrontés à la difficulté d’aimer, menacés par l’échec et la rupture. La perspective de la théologie n’est pas celle de la statistique.

L’Église ne prétend pas décrire le monde tel qu’il va, la relation de l’homme et de la femme telle qu’elle est. Elle met en évidence une vérité de l’amour humain qui certes n’est jamais pleinement ni parfaitement réalisé, qui certes est une tâche à accomplir plutôt qu’un acquis dont on pourrait jouir tranquillement ; mais qui pourtant n’est pas une utopie, un idéal illusoire, une projection de désirs ancrés dans notre inconscient et qui devraient un jour se briser sur le roc de la réalité. Elle travaille de l’intérieur la pâte humaine, si lourde, si opaque. Elle oriente nos efforts, elle nous indique une direction. Elle ne condamne certainement pas, celles et ceux qui sont affrontés à l’échec de leur mariage, qui ont subi une rupture. Ceux-ci demeurent époux, en même temps que parents, malgré l’interruption de la communauté de vie.

L’Église porte au monde la bonne nouvelle de l’amour. Elle puise dans sa foi au Christ qui nous a aimés jusqu’au bout l’assurance que l’amour, le véritable amour conjugal fidèle pour la vie, n’est pas un rêve impossible, malgré nos fragilités et nos chutes, malgré les déchirures et les déceptions. Cet amour, affirme le concile (toujours au §1 de Gaudium et Spes 49) « le Seigneur, par un don spécial de sa grâce et de sa charité a daigné le guérir, le parfaire et l’élever ». En effet, seul l’amour de Dieu, répandu dans nos cœurs, nous permet de nous donner en vérité : « Associant l’humain et le divin, un tel amour conduit les époux à un don libre et mutuel d’eux-mêmes ».

La grâce du sacrement ne se superpose pas à la réalité naturelle du mariage, l’amour divin – la charité, l’agapé – ne grandit pas en chassant l’amour humain, en prenant sa place, y compris ses composantes physiques et affectives. Mais il l’assume, le purifie, et le conduit vers sa perfection, le don réciproque.

 

 

Sommaire

1e partie : L’égale dignité personnelle de l’homme et de la femme

2e partie : L’alliance conjugale

3e partie : Un amour qui enveloppe le bien de toute la personne

4e partie : Un amour qui enveloppe le bien de toute la personne (suite)

Par Equipe du blog - Publié dans : Conférences - Communauté : Diverses croyances...
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Jeudi 4 août 2011 4 04 /08 /Août /2011 08:00

Être époux, être épouse :

fonder la relation et la vivre à tous les âges de la vie  (4e partie)

Module diocésain de formation, saint Jean-Baptiste de la Salle, 27 novembre 2010
par le Père Jacques de Longeaux
Texte intégral
Document préparatoire en pdf (lecture recommandée)
Source : http://www.paris.catholique.fr


3. Un amour qui enveloppe le bien de toute la personne (suite)

 

Mais, nous savons que le sentiment change avec le temps. L’amour passionné devient une amitié profonde, moins fusionnelle, plus mûre, plus ouverte. Il y a un risque à identifier l’amour conjugal au transport amoureux des premiers temps. Si c’est le cas, la banalité du quotidien, au lieu d’être le lieu de l’amour, apparaîtra comme son fossoyeur. Et l’on cherchera à revivre avec quelqu’un d’autre l’état amoureux qui nous avait rendu, pour un temps, apparemment heureux en transfigurant la réalité.

Nous avons un corps et une affectivité, mais nous avons aussi une raison et une volonté. On ne fait plus aujourd’hui de mariage de raison, dans lequel on tient ensuite par un acte de la volonté, en prenant sur soi, parce que c’est notre devoir. Mais le risque est inverse : au nom de l’amour, exclure la raison et surtout la volonté.

Or le véritable amour conjugal inclut, intègre, la raison et la volonté. La raison : il ne faut pas s’engager dans un mariage dont on a toutes les raisons de penser qu’il ne pourra pas tenir. Il faut réfléchir un peu, ne pas se laisser aveugler par le sentiment. On rencontre aujourd’hui le problème inverse : la difficulté de s’engager, parce qu’on voudrait être certain de ne pas courir à l’échec. De là, la pratique aujourd’hui très répandue de vivre ensemble avant le mariage, afin de vérifier si l’on est bien ensemble. On sait d’ailleurs que cela n’empêche pas les divorces, au contraire, car on ne peut pas fonder un mariage seulement sur le constat que « ça marche ».

C’est là qu’intervient la volonté. Le mariage est fondé sur une décision commune de construire une union, une famille ; sur la volonté d’affronter ensemble les difficultés qui pourront surgir. Nous disposons aujourd’hui de tous les moyens de conseil conjugal pour aider un couple à traverser une épreuve, à surmonter une crise. Encore faut-il que l’un et l’autre le veuillent, qu’ils en aient la volonté.


La définition classique, théologique de l’amour est : vouloir le bien de l’autre. Il ne faut pas entendre ici le verbe « vouloir » dans un sens volontariste. La volonté est d’abord un attrait, un élan, vers un bien conforme à la raison, un bien véritable qu’il convient d’aimer. Vouloir le bien de l’autre dans le mariage, c’est lui être attentif, partager ses joies, être à ses côtés dans ses difficultés, l’accueillir comme il est, ne pas l’écraser, ni le diminuer parce que l’on est déçu qu’il/elle ne soit pas conforme à l’idéal que l’on s’était représenté, le soutenir dans ses projets, l’écouter quand il a besoin de parler, se taire quand il préfère rester silencieux, être son aide, son allié(e) en toute circonstance, l’aider à progresser humainement, spirituellement, le corriger éventuellement en faisant passer les messages avec cette intelligence du cœur qui fait que le conjoint ne sera pas blessé, ou avec humour, sans lui faire la leçon. Se marier c’est gagner un allié pour la vie !

Tout cela relève de l’intelligence du cœur et d’une inclination de la volonté, qui surmonte les réactions spontanées de l’affectivité. C’est ici qu’il faudrait parler du pardon et de l’obéissance réciproque dont le modèle est la relation d’amour et de service du Christ et de l’Église (cf. Ep 5,21-32). Mais chacun des ces deux thèmes pourrait occuper à lui seul toute une conférence.

Corps, affectivité, raison et volonté, à quoi il faut ajouter le cœur. Ce centre le plus intime de la personne, le lieu de la rencontre avec Dieu selon la tradition spirituelle, cette part de la personne qui échappe toujours et qui fait que l’autre demeure un mystère. Heureusement qu’il en est ainsi ! Si je prétends connaitre parfaitement mon conjoint ou mes enfants, il y a bien des chances que je l’emprisonne dans une idée toute faite et que mon « amour » soit étouffant ! L’amour suppose le respect du mystère de l’autre, créé par Dieu, destiné à la vie éternelle. Il y a en chacun de nous un fond irréductible de solitude qui est le lieu de la présence de Dieu. C’est là aussi, comme je l’ai déjà dit, que la liberté a sa racine et que s’origine l’amour.

Il reste deux dimensions essentielles de la personne que le véritable amour conjugal intègre : la dimension temporelle et la dimension sociale. Sous ces deux aspects c’est l’ouverture à l’autre, et plus généralement l’intégration de l’altérité, qui est en jeu.
Dimension temporelle : chacun est situé dans une histoire. Il est marqué par cette histoire, il en est en partie le fruit. L’amour conjugal assume le passé de l’être aimé, il ne peut pas faire comme s’il n’avait pas existé. Mais surtout, le consentement matrimonial fonde une histoire commune, une histoire pour la vie. Être époux, épouse, c’est avancer ensemble dans la vie, et non pas rester fixés à un moment, à une période de la relation, l’éblouissement initial par exemple, ni chercher à retrouver, à répéter, l’état amoureux du commencement (quel qu’il ait été : il n’y a pas de modèle unique, chaque couple, et chacun dans le couple, est différent).

Se marier, c’est croire que le temps qui passe est la chance de l’amour et non pas sa perte, parce que c’est avec le temps seulement qu’on peut connaitre vraiment l’autre (et se connaitre soi-même) et l’aimer en vérité. Le mariage est une relation ouverte en avant d’elle-même et non pas nostalgiquement tournée vers le passé.


L’enfant est par excellence celui qui ouvre la relation conjugale vers l’avenir. Avec l’enfant les époux s’inscrivent dans la succession des générations. Ils transmettent la vie qu’ils ont reçue. Leur amour s’enrichit de la responsabilité qui leur incombe, des joies partagées, des difficultés portées ensembles. De façon générale, le véritable amour conjugal aspire à la fécondité, à construire quelque chose. Don mutuel des époux, il veut donner à son tour. Ensemble, donner la vie ! Tel est certainement l’un des critères de la maturité d’une relation amoureuse : est-ce que je suis prête à vouloir que cet homme soit le père de mes enfants ? Est-ce que je suis prêt à vouloir que cette femme soit la mère de mes enfants ? Que mes enfants soient nos enfants ? Les couples sans enfant, ou ceux qui ont des difficultés à avoir un enfant, témoignent par leur souffrance même, combien le désir de fécondité est inscrit au cœur de l’amour conjugal. Il y a d’autres fécondités, mais elles ne remplaceront jamais tout à fait l’enfant qu’on n’a pas eu. Assumer l’épreuve n’est pas la nier.


 Les époux exercent un service responsable de la vie, d’une vie qui vient de plus loin qu’eux. L’enfant n’est pas d’abord, ni seulement, la réalisation de leur désir d’enfant, de leur « projet parental ». Par ce service de la vie (Vatican II parle à ce propos de « ministère », Gaudium et Spes 51 § 3), ils collaborent à l’amour créateur de Dieu.

La dimension sociale, enfin. Lorsqu’on tombe amoureux, on est seul au monde. Mais assez vite, on s’aperçoit que l’autre a une famille, des amis, des collègues de travail. Une étape est franchie le jour où l’on commence à parler de son ami(e) à sa famille, le jour où on le (la) présente à ses amis. Lorsqu’on se marie, on est intégré dans la famille de son conjoint, et l’on sait que cela ne se fait pas toujours sans difficulté. Et que dire du groupe des copains du mari, des copines de la femme ! Une certaine vie sociale du mari et de la femme à l’extérieur du couple semble importante pour son équilibre. Les époux ne sont pas obligés d’être toujours et tout faire ensemble. Sur ce point, il n’y a pas de règle, chaque couple trouve son propre équilibre (qui peut varier au cours de l’existence).


Plus fondamentalement, le mariage fondement de la famille s’inscrit dans la société. Il n’est pas la partie purement privée et intime de l’existence. Tant que la relation amoureuse est jalousement préservée dans la sphère privée, elle n’a pas encore atteint la maturité d’un amour conjugal. Un mariage, une famille, est une petite société, une société domestique, qui est en interaction avec la grande société. Le mariage est une institution sociale parce que le bien de la société et son avenir reposent en partie sur le lien familial et sur la famille. De même, le mariage de deux baptisés constitue une « petite Église », une « Église domestique » (cf. Familiaris Consortio 49).

C’est pourquoi le « mariage à l’Église » n’est pas une célébration privée, seulement amicale et familiale. Elle a un caractère ecclésial. Le prêtre représente le Christ qui unit les époux dans le sacrement (ce n’est pas le prêtre qui est ministre du sacrement de mariage, mais c’est bien le Christ qui agit à travers l’échange des consentements des époux), mais il représente aussi l’Église, témoin de l’union de deux des siens, de ses enfants, heureuse de ce nouveau couple chrétien qui se constitue.

Dans la mentalité individualiste dominante, cette dimension sociale du mariage et de la famille est souvent sous-estimée, voire oubliée. Elle est pourtant très importante. Un mariage, une famille s’inscrivent dans la société et doivent être ouverts au monde qui les entoure. Les époux doivent préserver du temps pour eux et pour leurs enfants. Mais ils doivent être aussi présents au monde dans lequel ils vivent, sensibles aux besoins de la société et de l’Église, prêts à répondre à leurs appels, dans la mesure de leur possibilité, sans mettre en danger l’équilibre conjugal et familial.


Sommaire

1e partie : L'égale dignité personnelle de l'homme et de la femme

2e partie : L'alliance conjugale

3e partie : Un amour qui enveloppe le bien de toute la personne

Par Equipe du blog - Publié dans : Conférences - Communauté : Diverses croyances...
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  • : Célibataires chrétiens: en route vers le Mariage
  • : 12/08/2007
  • : mariage Rencontres Catholique Chrétien Vie perso / Journal intime
  • : Ce blog apporte du sens sur la question du célibat des chrétiens/chrétiennes qui ont vocation à se marier religieusement et à fonder une famille chrétienne. Le blog répertorie les sites, les documents, propose la découverte de témoignages vécus sur le célibat chrétien non-consacré et apporte son grain de sel (de la Terre) sur cette question ô combien délicate. Frères et Soeurs, nous sommes plusieurs à vivre ce chemin de Vie qui nous fait franchir les difficultés pour mener au bonheur.
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