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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 08:00
"Construire sur le roc", c'est ce que nous retenons de ce passage de l'Evangile selon saint Matthieu. Le prêtre qui a écrit le commentaire ci-après l'a intitulé "Une foi active", car construire n'est pas tout. La foi est d'abord vivante, et non pas affaire de certitudes. Quand tout s'écroule, ce n'est pas que nous aurions mal agi. La première question est "Sommes-nous tourné(e)s vers le Seigneur, quelles que soient les circonstances ?", la seconde question est "Comprenons-nous que cette épreuve est là pour fortifier notre foi ?", d'où la difficulté qui est relatée en résolution. Après la pluie, le beau temps. Après la vie terrestre, la vie éternelle. Profitons de notre vie terrestre pour faire le bonheur sur terre, en nous et autour de nous.

Saint Matthieu 7, 21-27

Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : "Il ne suffit pas de me dire : Seigneur, Seigneur ! pour entrer dans le Royaume des cieux ; mais il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux. Ce jour-là, beaucoup me diront : Seigneur, Seigneur, n'est-ce pas en ton nom que nous avons été prophètes, en ton nom que nous avons chassé les démons, en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ? Alors je leur déclarerai : Je ne vous ai jamais connus. Écartez-vous de moi, vous qui faites le mal ! Tout homme qui écoute ce que je vous dis là et le met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé et s'est abattue sur cette maison ; la maison ne s'est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc. Et tout homme qui écoute ce que je vous dis là sans le mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé, elle a secoué cette maison ; la maison s'est écroulée, et son écroulement a été complet."

Prière d'introduction : Seigneur Jésus, je me mets devant toi. Assiste-moi de ton Esprit Saint pour que j'entende et que je mette en pratique ta volonté pour construire mon avenir avec toi, en commençant par cette journée. Je suis sûr que je serai secoué par l'épreuve, mais je suis également certain que tu seras mon appui pendant la tempête.

Demande :
Accorde-moi une grande sincérité : que je sois vraiment celui que je prétends être, un chrétien authentique.

Points de réflexion
:
Une foi authentique. Par cette parabole, le Seigneur veut nous faire comprendre ce qu'est la foi active. Comment pouvons-nous prétendre croire en Jésus sans obéir à ses commandements ? Comment pouvons-nous invoquer le nom du Seigneur et lui demander d'habiter notre cœur tout en tolérant le mal ? Le salut vient par la foi et la foi implique l'obéissance. Si notre foi n'affecte pas notre manière de vivre, alors ce n'est pas vraiment la foi mais un produit de remplacement de bas de gamme. Est-ce que ma vie est un reflet d'un christianisme authentique ?

Construire sur le roc. Si nous vivions dans une société véritablement chrétienne, ce serait peut-être plus facile de poser les fondements de la vie spirituelle. En réalité cependant, et ceci même si les choses sont apparemment calmes, des bourrasques se lèvent constamment. Pour survivre à l'orage, nous devons être ancrés solidement. Quels fondements le Christ propose-t-il pour la construction de l'édifice de notre vie ? Principalement, l'obéissance à son enseignement. En écoutant et en mettant en pratique l'enseignement du Christ, nous engendrerons la vertu, et vivre en chrétien deviendra notre deuxième nature. Y a-t-il un aspect de l'enseignement du Christ que je ne mets pas en pratique ? Comment est-ce que je peux grandir en vertu ?

Construire sur le sable. Malheureusement, des exemples de vie chrétienne inauthentique abondent. Un bon nombre de personnes prétendent avoir trouvé une manière de rendre le christianisme compatible avec une vie facile. Elles prennent comme appui les sables mouvants de leurs sentiments, leurs penchants personnels et les avis de ceux qui les entourent. De telles personnes, au fond d'elles-mêmes, abhorrent le mal mais sont peu disposées à se lever contre ses manifestations. Peu à peu elles permettent au péché de prendre racine tout en poursuivant des pratiques externes de piété. À la fin cependant toutes les illusions de stabilité seront ballottées et la vérité apparaîtra. Est-ce que ma manière de vivre mes engagements est devenue trop confortable ? Est-ce que j'ai peur de défendre la vérité ?

Dialogue avec le Christ Seigneur Jésus, je ne veux pas être chrétien de nom uniquement. Je veux que ma foi soit une réalité qui affecte chaque aspect de ma vie. Aide-moi à poser les fondations qui feront de moi un meilleur disciple.

Résolution : Aujourd'hui, je mettrai en pratique une vertu que je trouve particulièrement difficile.

Source : Catholique.org, méditation du dimanche 1er  juin  2008
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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 08:00
La Nativité du Christ est fêtée par l'Eglise orthodoxe du 6 au 9 janvier 2009. Le 7 janvier est considéré comme étant le Noël orthodoxe. Le blog est ouvert à l'oecuménisme. Reconnaissons que la foi orthodoxe est géographiquement très localisée en France. Pour votre culture générale et parfaire votre connaissance rudimentaire de la confession orthodoxe, vous saurez que le Centre Istina est l'un des premiers centres œcuméniques catholiques en France ;) Il est à Paris, alors parisiens et franciliens, faites un tour de découverte dans la bibliothèque : 80.000 ouvrages et 120 revues vous y attendent ! La renaissance de l'Eglise orthodoxe en Europe de l'Est (pour cause de chute du Mur de Berlin) s'est accompagnée de l'essor du mouvement oecuménique promu par le Pape Jean-Paul II et encouragé par son successeur, le Pape Benoît XVI. Renaissance et rapprochement des confessions, le chemin fut long pour les Eglises chrétiennes... A méditer à l'échelle d'une vie. Bonne lecture !


De la fondation de 1927 au Concile Vatican II
Le Centre Istina fut créé en 1927 par les Dominicains pour promouvoir, à l'origine, les études russes et les rencontres avec le monde slave. Le nom "Istina" (la "vérité" en russe) fut choisi dès sa fondation pour souligner cette vocation. Les premières années, l'activité du Centre consista surtout à susciter l'accueil des chrétiens qui, fuyant leur pays, tentaient de reconstituer des communautés en Occident. Simultanément, le Centre s'efforçait de faire connaître aux catholiques de France le christianisme oriental, sa riche tradition théologique, spirituelle et liturgique. Après la Seconde Guerre mondiale, les intérêts du Centre Istina s'élargirent progressivement à tout l'Est européen puis au monde protestant et aux chrétientés du Proche-Orient. Le Centre, avec l'appui du cardinal Tisserant, fit alors œuvre de pionnier de l'unité chrétienne et organisa nombre de réunions informelles devenues célèbres. Dirigé par le Père Christophe-Jean Dumont, en collaboration avec de nombreux théologiens précurseurs de l'œcuménisme, dont le Père Yves-Marie Congar, Istina joua un rôle de premier plan dans la préparation du Concile Vatican II et des documents qui en sont issus.

Le Concile et le Mouvement oecuménique
Après le Concile, le Centre poursuivit son œuvre de promotion de l'œcuménisme, avec notamment le Père Le Guillou, fondateur de l'Institut Supérieur d'Études Œcuméniques de Paris. A partir des années 1970, sous la direction du Père Bernard Dupuy, le Centre étend ses intérêts au monde juif et aux études hébraïques. Le Centre Istina a ainsi accompagné toutes les étapes du Mouvement œcuménique, auquel il a largement contribué par ses expertises et ses contacts : dialogue avec l'orthodoxie, avec les Eglises orientales, avec la communion anglicane, avec le protestantisme, et enfin dialogue judéo-chrétien.

Le Centre Istina aujourd'hui
Le Centre d'études Istina est aujourd'hui animé par une équipe de trois jeunes frères dominicains. Le Fr. Hyacinthe Destivelle, directeur, est enseignant à l'Institut Catholique de Paris et membre du Comité mixte catholique-orthodoxe en France. Le Fr. Saulius Rumšas, directeur adjoint, enseignant à l'Institut Catholique de Paris, est plus particulièrement chargé de la bibliothèque et de la Collection Istina publiée aux Éditions du Cerf. Le Fr. Franck Dubois est secrétaire de rédaction de la revue Istina et responsable du site Internet.Aujourd'hui, le Centre Istina, fort de 80 ans d'expérience poursuit sa mission en selon les trois axes de l'œcuménisme :
  • théologique : revue Istina, bibliothèque œcuménique, « Collection Istina » Éditions du Cerf, conférences et colloques
  • pratique : Collège Saint-Basile, accueil de chercheurs
  • spirituel : offices liturgiques, prière pour l'Unité
La renaissance des Eglises des pays d'Europe centrale et orientale a permis au Centre de tisser de nouveaux liens institutionnels et amicaux. Tout en approfondissant ses recherches sur les Eglises d'Orient, le christianisme issu de la Réforme et le monde juif, le Centre Istina renoue ainsi avec sa vocation historique de rapprochement des chrétiens d'Orient et d'Occident en Europe.Le Centre dispose d'une importante bibliothèque spécialisée dans les recherches œcuméniques (80 000 ouvrages, 120 périodiques), et d'une infrastructure adaptée (salles de conférences, chambres, chapelle), qui en font un lieu unique en son genre. Situé dans le centre de Paris, il permet de nombreux contacts avec des établissements universitaires de diverses traditions : Institut catholique de Paris, Institut Supérieur d'études œcuméniques, Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge, Faculté de théologie protestante de Paris, Sorbonne... Le contexte religieux international, les défis de l'œcuménisme, les enjeux de l'unité européenne, donnent aux intuitions d'Istina une pertinence plus actuelle que jamais.

Source : http://www.istina.eu
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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 17:00
Une prière pour la route... et un commentaire pour la vie spirituelle. A méditer.


Parmi toutes les hymnes et prières de Carême se trouve une courte prière que l’on peut appeler la prière du Carême. La tradition l’attribue à l’un des grands maîtres de la vie spirituelle, saint Éphrem le Syrien (373 ap. J.-C.). En voici le texte :

Seigneur et Maître de ma vie,
l’esprit d’oisiveté, de découragement,
de domination et de vaines paroles,
éloigne de moi.

L’esprit d’intégrité, d’humilité,
de patience et de charité,
accorde à ton serviteur.

Oui, Seigneur et Roi,
donne-moi de voir mes fautes
et de ne pas juger mon frère,
car Tu es béni aux siècles des siècles.
Amen.


Commentaire :
Cette prière est lue deux fois à la fin de chaque office du Carême, du lundi au vendredi (on ne la dit pas le samedi et le dimanche, car les offices de ces deux jours ne suivent pas l’ordonnance du Carême). On la dit une première fois en faisant une métanie (prosternation) après chaque demande. Puis on s’incline douze fois en disant : " Ô Dieu, purifie-moi, pécheur ! " Enfin on répète toute la prière avec une dernière prosternation à la fin.

Pourquoi cette courte et si simple prière occupe-t-elle une place aussi importante dans la prière liturgique du Carême ? C’est qu’elle énumère d’une façon très heureuse tous les éléments négatifs et positifs du repentir, et constitue en quelque sorte un aide-mémoire pour notre effort personnel de Carême. Cet effort vise d’abord à nous libérer de certaines maladies spirituelles fondamentales qui imprègnent notre vie et nous mettent pratiquement dans l’impossibilité de commencer même à nous tourner vers Dieu.

La maladie fondamentale est l’oisiveté, la paresse.
Elle est cette étrange apathie, cette passivité de tout notre être, qui toujours nous tire plutôt vers le bas que vers le haut, et qui, constamment, nous persuade qu’aucun changement n’est possible, ni par conséquent désirable. C’est, en fait, un cynisme profondément ancré qui, à toute invitation spirituelle, répond : " À quoi bon ? " et qui fait ainsi de notre vie un désert spirituel effrayant. Cette paresse est la racine de tout péché, parce qu’elle empoisonne l’énergie spirituelle à sa source même.

La conséquence de la paresse, c’est le découragement.
C’est l’état d’acédie, ou de dégoût, que tous les Pères spirituels regardent comme le plus grand danger pour l’âme. L’acédie est l’impossibilité pour l’homme de reconnaître quelque chose de bon ou de positif : tout est ramené au négativisme et au pessimisme. C’est vraiment un pouvoir démoniaque en nous, car le diable est fondamentalement un menteur. Il ment à l’homme au sujet de Dieu et du monde ; il remplit la vie d’obscurité et de négation. Le découragement est le suicide de l’âme, car lorsque l’homme en est possédé, il est absolument incapable de voir la lumière et de la désirer.

Aussi étrange que cela puisse paraître, c’est précisément la paresse et le découragement qui emplissent notre vie du désir de domination. En viciant entièrement notre attitude devant la vie, et en la rendant vide et dénuée de tout sens, ils nous obligent à chercher compensation dans une attitude radicalement fausse envers les autres. Si ma vie n’est pas orientée vers Dieu, ne vise pas les valeurs éternelles, inévitablement elle deviendra égoïste et centrée sur moi-même, ce qui veut dire que tous les autres êtres deviendront des moyens au service de ma propre satisfaction. Si Dieu n’est pas le Seigneur et Maître de ma vie, alors je deviens mon propre seigneur et maître, le centre absolu de mon univers, et je commence à tout évaluer en fonction de mes jugements. De cette façon, l’esprit de domination vicie à la base mes relations avec les autres , je cherche à me les soumettre. Il ne s’exprime pas nécessairement dans le besoin effectif de commander ou de dominer les autres. Il peut tout aussi bien tourner à l’indifférence, au mépris, au manque d’intérêt, de considération et de respect. C’est bien la paresse et le découragement, mais cette fois dans leur référence aux autres ; ce qui achève le suicide spirituel par un meurtre spirituel.

Et pour finir, les vaines paroles. De tous les êtres crées, seul l’homme a été doté du don de la parole. Tous les Pères y voient le " sceau " de l’image divine en l’homme, car Dieu lui-même s’est révélé comme Verbe (Jean 1,1). Mais du fait qu’il est le don suprême, le don de la parole est par là même le suprême danger. Du fait qu’il est l’expression même de l’homme, le moyen de s’accomplir lui-même, il est, pour cette raison, l’occasion de sa chute et de son autodestruction, de sa trahison et de son péché. La parole sauve et la parole tue ; la parole inspire et la parole empoisonne. La parole est instrument de vérité et la parole est moyen de mensonge diabolique. Ayant un extrême pouvoir positif, elle a, partant, un terrible pouvoir négatif. Véritablement, elle crée, positivement ou négativement. Déviée de son origine et de ses fins divines, la parole devient vaine. Elle prête main forte à la paresse, au découragement, à l’esprit de domination, et transforme la vie en enfer. Elle devient la puissance même du péché.

Voilà donc les quatre points négatifs visés par le repentir ; ce sont les obstacles qu’il faut éliminer ; mais seul Dieu peut le faire. D’où la première partie de la prière de Carême : ce cri du fond de notre impuissance humaine.

Puis, la prière passe aux buts positifs du repentir qui sont aussi au nombre de quatre.

Si l’on ne réduit pas la chasteté, comme on le fait souvent de façon erronée, à son acceptation sexuelle, la chasteté peut être considérée comme la contrepartie positive de la paresse. La traduction exacte et complète du terme grec sophrosyni et du russe tsélomoudryié devrait être : " totale intégrité ". La paresse est avant tout dispersion, fractionnement de notre vision et de notre énergie, incapacité à voir le tout. Son contraire est alors précisément l’intégrité. Si par le terme de chasteté, nous désignons habituellement la vertu opposée à la dépravation sexuelle, c’est que le caractère brisé de notre existence n’est nulle part ailleurs plus manifeste que dans le désir sexuel, cette dissociation du corps d’avec la vie et le contrôle de l’esprit. Le Christ restaure en nous l’intégrité et il le fait en nous redonnant la vraie échelle des valeurs, en nous ramenant à Dieu.

Le premier fruit merveilleux de cette intégrité ou chasteté est l’humilité. Elle est par-dessus tout la victoire de la vérité en nous, l’élimination de tous les mensonges dans lesquels nous vivons habituellement. Seule l’humilité est capable de vérité, capable de voir et d’accepter les choses comme elles sont et donc de voir Dieu, sa majesté, sa bonté et son amour en tout. C’est pourquoi il nous est dit que Dieu fait grâce à l’humble et résiste au superbe (Proverbes 3,34 ; Jacques 4,6 ; 1 Pierre 5,6).

La chasteté et l’humilité sont naturellement suivies de la patience. L’homme " naturel " ou " déchu " est impatient parce que, aveugle sur lui-même, il est prompt à juger et à condamner les autres. N’ayant qu’une vision fragmentaire, incomplète et faussée de toutes choses, il juge tout à partir de ses idées et de ses goûts. Indifférents à tous, sauf à lui-même, il veut que la vie réussisse ici-même et dès maintenant. La patience, d’ailleurs, est une vertu véritablement divine. Dieu est patient non pas parce qu’il est " indulgent ", mais parce qu’il voit la profondeur de tout ce qui existe, parce que la réalité interne des choses que, dans notre aveuglement, nous ne voyons pas, est à nu devant lui. Plus nous nous approchons de Dieu, plus nous devenons patients pour tous les êtres, qui est la qualité propre de Dieu.

Et enfin, la couronne et le fruit de toutes les vertus, de toute croissance et de tout effort, est la charité, cet amour qui ne peut être donné que par Dieu, ce don qui est le but de tout effort spirituel, de toute préparation et de toute ascèse.

Tout ceci se trouve résumé et rassemblé dans la demande qui conclut la prière de Carême et dans laquelle nous demandons "de voir mes fautes et de ne pas juger mon frère". Car, finalement, il n’y a qu’un danger : celui de l’orgueil. L’orgueil est la source du mal et tout mal est orgueil. Pourtant, il ne me suffit pas de voir mes propres fautes, car même cette apparente vertu peut tourner en orgueil. Les écrits spirituels sont remplis d’avertissements contre les formes subtiles d’une pseudo-piété qui, en réalité, sous couvert d’humilité et d’auto-accusation, peut conduire à un orgueil vraiment diabolique. Mais quand nous " voyons nos fautes " et " ne jugeons pas nos frères ", quand, en d’autres termes, chasteté, humilité, patience et amour ne sont plus qu’une même chose en nous, alors et alors seulement, le dernier ennemi - l’orgueil - est détruit en nous.

Après chaque demande de la prière, on se prosterne. Ce geste n’est pas limité à la prière de saint Éphrem, mais constitue une des caractéristiques de toute la prière liturgique quadragésimale. Ici, cependant, sa signification apparaît au mieux. Dans le long et difficile effort de recouvrement spirituel, l’Église ne sépare pas l’âme du corps. L’homme tout entier, dans sa chute, s’est détourné de Dieu ; l’homme tout entier devra être restauré ; c’est tout l’homme qui doit revenir à Dieu. La catastrophe du péché réside précisément dans la victoire de la chair - l’animal, l’irrationnel, la passion en nous, - sur le spirituel et le divin. Mais le corps est glorieux, le corps est saint, si saint que Dieu lui-même s’est fait chair (Jean 1,14). Le salut et le repentir ne sont donc pas mépris ou négligence du corps, mais restauration de celui-ci dans sa vraie fonction en tant qu’expression de la vie de l’esprit, en tant que temple de l’âme humaine qui n’a pas de prix. L’ascétisme chrétien est une lutte, non pas contre le corps mais pour le corps. Pour cette raison, tout l’homme - corps, âme et esprit - se repent. Le corps participe à la prière de l’âme, de même que l’âme prie par et dans le corps. Les prosternations, signes psychosomatiques du repentir et de l’humilité, de l’adoration et de l’obéissance, sont donc le rite quadragésimal par excellence.

Extrait d’Alexandre Schmemann, Le Grand Carême :
Ascèse et Liturgie dans l’Église orthodoxe, Éditions de l'Abbaye de Bellefontaine, 1977.
Reproduit avec l'autorisation des Éditions de l'Abbaye de Bellefontaine.

Source  : http://www.pagesorthodoxes.net/metanoia/priere-ephrem.htm
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26 décembre 2008 5 26 /12 /décembre /2008 08:00
« Il y a encore beaucoup d’autres signes… »
par André Millot
Paroisse Saint-Roch, à Paris.
Dimanche de la Divine Miséricorde (30 Mars 2008, année A).
Commentaire des Actes des Apôtres 2, 42-47, saint Pierre 1, 3-9, saint Jean 20, 19-31.



Après une interminable maladie, se lever, se relever.
Une lettre qu’on attendait plus, une parole qu’on espérait plus, un pardon qu’on ne méritait plus.
Ressusciter.

Des pas dans un couloir : votre enfant est hors de danger.
Un coup de fil, ce matin-là : oui, votre CV nous intéresse.
Dans le journal, page 3 : risque de délocalisation écarté.
Ressusciter.

Un dessin d’enfant, appliqué et somptueux, qui chasse on ne sait comment la fatigue et les soucis du jour.
Un SMS, quelques mots, rares comme dans un livre d’enfant mais si pleins de couleurs, qui casse le gris de la solitude quotidienne.
Ressusciter.

Devant la bonté inexplicable qui émane d’une parole, d’un geste, si purs, comprendre qu’il est évident que rien au monde ne peut en être la source.
Ressusciter.

Puisée on ne sait où cette confiance suffisante, insoupçonnée, pour résister à l’angoisse, pour traverser les mers redoutables du doute, du désespoir, de la mort même.
« Rien de saurait nous séparer de l’Amour du Christ »
Ressusciter.



Actes des Apôtres 2, 42-47
Et ils étaient assidus à l'enseignement des apôtres et aux réunions communes, à la fraction du pain et aux prières. Or la crainte était dans toutes les âmes, et beaucoup de prodiges et de miracles se faisaient par les apôtres. Tous ceux qui croyaient vivaient ensemble, et ils avaient tout en commun ; ils vendaient leurs terres et leurs biens, et ils en partageaient entre tous, selon les besoins de chacun. Chaque jour, d'un même coeur, assidus au temple, et rompant le pain à la maison, ils prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de coeur, louant Dieu et ayant la faveur de tout le peuple. Et le Seigneur adjoignait chaque jour à la masse ceux qui étaient sauvés.


Saint Pierre 1, 3-9
Béni soit Dieu, le Père de Notre Seigneur Jésus-Christ, qui selon sa grande miséricorde nous a régénérés par la résurrection de Jésus-Christ d'entre les morts pour une vivante espérance ; pour un héritage incorruptible, sans souillure et inflétrissable, qui vous est réservé dans les cieux, à vous que la puissance de Dieu garde par la foi pour le salut, qui est prêt à se manifester au dernier moment.
Dans cette pensée, vous tressaillez de joie, bien qu'il vous faille encore pour un peu de temps être affligés par diverses épreuves, afin que l'épreuve de votre foi beaucoup plus précieuse que l'or périssable, que l'on ne laisse pourtant pas d'éprouver par le feu, vous soit un sujet de louange, de gloire et d'honneur lorsque se manifestera Jésus-Christ.
Vous l'aimez sans l'avoir jamais vu; vous croyez en lui, bien que maintenant encore vous ne le voyiez pas; et vous tressaillez d'une joie ineffable, et pleine de gloire, sûrs que vous êtes de remporter le prix de votre foi, le salut de vos âmes.


Saint Jean 20, 19-31.
Le soir de ce même jour, le premier de la semaine, les portes du lieu où se trouvaient les disciples étant fermées, parce qu'ils craignaient les Juifs, Jésus vint, et se présentant au milieu d'eux, il leur dit: "Paix avec vous!" Ayant ainsi parlé, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Il leur dit une seconde fois: "Paix avec vous!" Comme mon Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie." Après ces paroles, il souffla sur eux et leur dit: "Recevez l'Esprit-Saint.". "Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus." Mais Thomas, l'un des douze, celui qu'on appelle Didyme, n'était pas avec eux lorsque Jésus vint. Les autres disciples lui dirent donc: "Nous avons vu le Seigneur." Mais il leur dit: "Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt à la place des clous et ma main dans son côté, je ne croirai point." Huit jours après, les disciples étant encore dans le même lieu, et Thomas avec eux, Jésus vint, les portes étant fermées, et se tenant au milieu d'eux, il leur dit: "Paix avec vous!" Puis il dit à Thomas: "Mets ici ton doigt, et regarde mes mains; approche aussi ta main, et mets-la dans mon côté; et ne sois plus incrédule, mais croyant." Thomas lui répondit: "Mon Seigneur, et mon Dieu!" Jésus lui dit: "Parce que tu m'as vu, Thomas, tu as cru. Heureux ceux qui n'ont pas vu et qui ont cru." Jésus a fait encore en présence de ses disciples beaucoup d'autres miracles qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-ci ont été écrits, afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu'en croyant vous ayez la vie en son nom.
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24 décembre 2008 3 24 /12 /décembre /2008 00:00

Prière de la Lumière de Bethléem





Nous voici devant Toi, hommes et femmes
souvent perdus dans la pénombre des à peu près,
de l'incertain et de l'éphémère.
L'obscurité nous entoure toujours,
dissimulant l'espoir possible,
masquant la rencontre qui nous relèverait.

Et pourtant, Seigneur, Tu es là.
Comme un phare dans la nuit,
Ta lumière guide notre route,
mais nous n'en voyons souvent
que la lueur intermittente, passagère.
Fais grandir en nous la confiance,
celle qui met le cap sur Ta clarté,
à l'horizon de nos existences.
Alors nous serons ensemble face à Toi,
et non plus isolés dans nos ténèbres ;
la nuit sera complice de notre espérance,
et non plus prison de nos échecs.
           
La clarté parsemée de nos bougies
répondra en miroir au ciel étoilé de Noël.
Nos vies s'illumineront pour les autres,
pour ceux qui sont loin, ceux qui sont seuls,
ceux qui ploient sous leurs fardeaux,
pour ceux qui ont des décisions importantes à prendre,
comme pour ceux qui sont dénués de tout
et n'ont plus rien à décider pour eux-mêmes.
Seigneur, comme un phare dans la nuit,
Tu fais naître en nous la joie du chemin retrouvé,
la sérénité d'un avenir sûr.
Que Ta promesse soit notre force,
pour que nous portions au monde
l'éclat de Ton amour et la lumière de Ta paix.
Amen

Source : http://eglise.eglisejura.com/
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28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 10:00
Le thème "La victoire de l'Amour" du 5e pèlerinage des célibataires au Sacré-Coeur de Montmartre est inspiré par l'homélie du Père Marie-Joseph le Guillou o.p. Bonne lecture!

Dimanche des Rameaux

Isaïe 50, 4-7
Philippiens 2, 6-11
Matthieu 26, 14-27, 66


La passion de Notre Seigneur Jésus Christ


Nous venons de lire la passion du Christ selon saint Matthieu. Peut-être certains d‘entre vous se demandent : pourquoi l’Eglise reprend inlassablement ce récit chaque année ? Il n’ y a qu’une réponse : c’est l’amour qui lui fait reprendre ces textes. Car si on aime, on a besoin de revoir le visage de celui qu’on aime et l’Eglise n’a qu’un souci : revoir le visage de son Seigneur.

Ce texte ne dit qu’une seule chose : l’amour, l’amour de Dieu manifesté pour nous dans son Fils. L’amour de Dieu va exploser dans le monde et va recréer un monde d’hommes et de saints livrés à Dieu. Ces hommes vivront de la charité du Christ, manifesteront son amour et seront pour leurs frères le témoignage de Dieu.

C’est l’amour ! L’amour explique tout dans ce texte, l’amour prend toutes les formes au cours de la Passion, de la mort et de la résurrection du Christ.

Vous remarquerez que l’amour souligné dans le texte de saint Matthieu est un amour trahi, un amour blessé, un amour bafoué, un amour méprisé. C’est un amour qui va jusqu’à la mort et qui se donne tout entier.

L’amour du Christ est un amour trahi et trahi par nous, non pas par les autres mais par chacun d’entre nous !  C’est cela l’amour. Il faut découvrir le Christ trahi par les siens, trahi par celui qu’il aime le plus, Pierre qu’il va placer à la tête de son Eglise. Trahi et livré. Livré par l’un des douze, Judas. Livré aux païens, ce qui est la pire des choses qui puisse arriver à un juif. C’est cela que connaîtra le Christ.

Un amour qui est toute miséricorde, toute compréhension. Jésus Christ n’a pas le moindre geste d’accusation. Il entre dans le mystère de son Père pour sauver le monde. Et si Jésus est livré, c’est parce qu’il accepte par amour. Tout le texte de Matthieu est en effet placé sous le signe de la liberté: c'est librement que le Christ accepte cela.

C’est un amour bafoué. Le texte du serviteur souffrant le dit bien. Il livre son dos pour être flagellé, il livre ses joues pour être giflé. On le trahit de partout. On le méconnaît de partout. On le traite de roi, mais de roi moqué, de roi humilié, on lui met le manteau rouge des rois, mais c’est de la moquerie. Tout est moquerie dans la mort du Christ. Tout est moquerie jusqu’au dernier moment, jusqu’au denier instant. C’est une moquerie invraisemblable. Il y a une progression dans la moquerie. Tous les passants, tous la foule, tous les chefs des prêtres et les pharisiens se moquent : « Il en a sauvé d’autres, et il ne peut pas se sauver lui-même ! C’est le roi d’Israël : qu’il descende maintenant de la croix et nous croirons en lui ! Il a mis sa confiance en Dieu : que Dieu le délivre maintenant, s’il l’aime car il a dit : Je suis Fils de Dieu ».

La passion déploie le mystère du Christ, abandonné de tous qui crie : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? ». Un abandon. Un abandon confiant. Le Christ sait qu’il annoncera dans la grande assemblée son nom au peuple de Dieu et qu’il le recréera dans sa mort et sa résurrection. Mais tout cela dans un amour crucifié. C’est la croix dans toute son horreur. Un amour qui va jusqu’au bout ! Si l’Eglise lit ces textes, c’est pour que nous mesurions à quel prix d’amour nous avons été sauvés et à quel point nous avons à entrer dans le mystère du Christ.

Le texte de Paul nous dit : « Il s’est dépouillé devenant l’image même du serviteur et se faisant semblable aux hommes. On reconnaissait en lui un homme comme les autres. Il s’est abaissé et dans son obéissance, il est allé jusqu’à la mort et la mort sur une croix ». L’amour implique toujours l’humiliation. Dans notre monde brisé et broyé, dans notre monde pécheur, l’amour a besoin, si je puis dire, de cette trahison pour se manifester dans cette plénitude. Il a besoin de se manifester dans tout ce qu’il est : un amour qui se met aux pieds de ses frères. Nous avons besoin de cet amour et nous avons besoin, en cette fête des Rameaux, de demander au Seigneur de découvrir l’amour. Cela n’est pas facile, c’est même la chose la plus difficile qui soit. Découvrir le véritable amour, l’amour qui se livre comme le Christ se livre, un amour dépassant tout ce qu’on peut imaginer. Un amour de don, don de l’amour du Père. Il n’y a rien d’autre.

Si vous regarder la croix, il n’ y a rien d’autres que l’amour crucifié et d’autant plus éclatant ! Nous devons méditer tout cela avec Marie. Si l’Eglise nous fait relire les mêmes textes chaque année, c’est pour qu’à l’image de Marie nous puissions méditer toutes ces choses dans nos cœurs. Nous devons ruminer la Passion, la ruminer dans le fond de notre cœur. Il faut ruminer l’amour insolite, extraordinaire et extravagant, fou, l’amour de Dieu pour tous les hommes. Nous devons découvrir un amour comme il n’en est pas. Si vous n’avez  pas rencontré le Christ, essayer de le regarder, regardez son visage, regardez ses larmes, regardez ce manque de stoïcisme ! Ce n’est pas lui qui a dit qu’il ne souffrait pas, c’est autrement sérieux que toutes les petites théories que l’on peut faire sur la croix du Christ. Il le sait bien : « Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme je veux, mais comme tu veux ».

Un amour véritable !

Je voudrais que vous aimiez ! Que vous aimiez jusqu’à cela vous bouleverse jusqu’au plus profond de votre être ! Que vous aimiez comme le Seigneur aime car on ne peut répondre à l’amour du Seigneur que par son amour qu’il nous donne par son Saint Esprit.

Ensemble dans l’Eucharistie, nous lui demanderons d’aimer vraiment, avec cet oubli de soi, avec cet abaissement du Christ - l’amour ne va jamais sans abaissement ! – avec cette compréhension infinie de l’autre, cette compassion de notre malheur, cette ouverture à notre pauvreté, à notre misère.

Demandons au Seigneur d’être des hommes de foi, des hommes qui croient dans le mystère de Dieu, qui croient dans le mystère du Christ, qui croient dans le mystère de l’Esprit. C’est assez original, c’est même extraordinaire. Il n’ y a rien de plus extraordinaire que cela. Dieu nous aime ! L’aimons-nous ? Lui répondons-nous de tout notre cœur ? 

Que le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ vous bénisse et vous garde. Qu’il vous fasse découvrir les divers aspects de l’amour du Christ pour nous, qu’il vous donne de comprendre cet amour et de vous y insérer dans la paix et dans la joie. Amen !


Source : L’amour du Père révélé dans sa Parole. Homélies, année A, Editions Parole et Silence.
http://www.mjleguillou.org/fr/homelieDrameauxA.html, dimanche 16 mars 2008.
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20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 08:00
La prière est la lumière de l'âme
Saint Jean Chrysostome

Le bien suprême, c'est la prière, l'entretien familier avec Dieu. Elle est communication avec Dieu et union avec lui. De même que les yeux du corps sont éclairés quand ils voient la lumière, ainsi l'âme tendue vers Dieu est illuminée par son inexprimable lumière. La prière n'est donc pas l'effet d'une attitude extérieure, mais elle vient du coeur. Elle ne se limite pas à des heures ou à des moments déterminés, mais elle déploie son activité sans relâche, nuit et jour.

En effet, il ne convient pas seulement que la pensée se porte rapidement vers Dieu lorsqu'elle s'applique à la prière ; il faut aussi, même lorsqu'elle est absorbée par d'autres occupations - comme le soin des pauvres ou d'autres soucis de bienfaisance -, y mêler le désir et le souvenir de Dieu, afin que tout demeure comme une nourriture très savoureuse, assaisonnée par l'amour de Dieu, à offrir au Seigneur de l'univers. Et nous pouvons en retirer un grand avantage, tout au long de notre vie, si nous y consacrons une bonne part de notre temps.

La prière est la lumière de l'âme, la vraie connaissance de Dieu, la médiatrice entre Dieu et les hommes.

Par elle, l'âme s'élève vers le ciel, et embrasse Dieu dans une étreinte inexprimable ; assoiffée du lait divin, comme un nourrisson, elle crie avec larmes vers sa mère. Elle exprime ses volontés profondes et elle reçoit des présents qui dépassent toute la nature visible.

Car la prière se présente comme une puissante ambassadrice, elle réjouit, elle apaise l'âme.

Lorsque je parle de prière, ne t'imagine pas qu'il s'agisse de paroles. Elle est un élan vers Dieu, un amour indicible qui ne vient pas des hommes et dont l'Apôtre parle ainsi : Nous ne savons pas prier comme il faut, mais l'Esprit lui-même intervient pour nous par des cris inexprimables.

Une telle prière, si Dieu en fait la grâce à quelqu'un, est pour lui une richesse inaliénable, un aliment céleste qui rassasie l'âme. Celui qui l'a goûté est saisi pour le Seigneur d'un désir éternel, comme d'un feu dévorant qui embrase son coeur.

Lorsque tu la pratiques dans sa pureté originelle, orne ta maison de douceur et d'humilité, illumine-la par la justice ; orne-la de bonnes actions comme d'un revêtement précieux ; décore ta maison, au lieu de pierres de taille et de mosaïques, par la foi et la patience. Au-dessus de tout cela, place la prière au sommet de l'édifice pour porter ta maison à son achèvement. Ainsi tu te prépareras pour le Seigneur comme une demeure parfaite. Tu pourras l'y accueillir comme dans un palais royal et resplendissant, toi qui, par la grâce, le possèdes déjà dans le temple de ton âme.

Saint Jean Chrysostome : Homélie du Ve siècle

Préparé par l'Institut de Spiritualité
Université Pontificale Saint Thomas d'Aquin

Source : http://www.vatican.va/spirit/documents/spirit_20010302_giovanni-crisostomo_fr.html
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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 07:00
C'est d'une foi solide le roc que nous enseigne l'Evangile de saint Matthieu, dont l'éthymologie du prénom révèle qu'il est un "don de Dieu" ("matith", don et "Yâh" diminutif de Yahweh/Yehovah, le nom de Dieu). Quant à la résolution proposée par catholique.org... très franchement... c'est déjà difficile de vivre le célibat au quotidien, il n'est pas nécessaire d'alourdir votre croix. Sachez bien la porter ;-) en vous rompant avec une - aussi petite soit-elle - de vos mauvaises habitudes (tempérament, manière d'être, vie au quotidien) prises durant votre vie  de célibataire et qui vous éloigne de ce que vous voudriez être en vérité.

Méditation du dimanche  1er  juin  2008 : "Une foi active"

Saint Matthieu 7, 21-27

Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : Il ne suffit pas de me dire : Seigneur, Seigneur !', pour entrer dans le Royaume des cieux ; mais il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux. Ce jour-là, beaucoup me diront : Seigneur, Seigneur, n'est-ce pas en ton nom que nous avons été prophètes, en ton nom que nous avons chassé les démons, en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ?' Alors je leur déclarerai : Je ne vous ai jamais connus. Écartez-vous de moi, vous qui faites le mal !' Tout homme qui écoute ce que je vous dis là et le met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé et s'est abattue sur cette maison ; la maison ne s'est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc. Et tout homme qui écoute ce que je vous dis là sans le mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé, elle a secoué cette maison ; la maison s'est écroulée, et son écroulement a été complet."

Prière d'introduction Seigneur Jésus, je me mets devant toi. Assiste-moi de ton Esprit Saint pour que j'entende et que je mette en pratique ta volonté pour construire mon avenir avec toi, en commençant par cette journée. Je suis sûr que je serai secoué par l'épreuve, mais je suis également certain que tu seras mon appui pendant la tempête.

Demande Accorde-moi une grande sincérité : que je sois vraiment celui que je prétends être, un chrétien authentique.

Points de réflexion :

1. Une foi authentique. Par cette parabole, le Seigneur veut nous faire comprendre ce qu'est la foi active. Comment pouvons-nous prétendre croire en Jésus sans obéir à ses commandements ? Comment pouvons-nous invoquer le nom du Seigneur et lui demander d'habiter notre cœur tout en tolérant le mal ? Le salut vient par la foi et la foi implique l'obéissance. Si notre foi n'affecte pas notre manière de vivre, alors ce n'est pas vraiment la foi mais un produit de remplacement de bas de gamme. Est-ce que ma vie est un reflet d'un christianisme authentique ?

2. Construire sur le roc. Si nous vivions dans une société véritablement chrétienne, ce serait peut-être plus facile de poser les fondements de la vie spirituelle. En réalité cependant, et ceci même si les choses sont apparemment calmes, des bourrasques se lèvent constamment. Pour survivre à l'orage, nous devons être ancrés solidement. Quels fondements le Christ propose-t-il pour la construction de l'édifice de notre vie ? Principalement, l'obéissance à son enseignement. En écoutant et en mettant en pratique l'enseignement du Christ, nous engendrerons la vertu, et vivre en chrétien deviendra notre deuxième nature. Y a-t-il un aspect de l'enseignement du Christ que je ne mets pas en pratique ? Comment est-ce que je peux grandir en vertu ?

3. Construire sur le sable. Malheureusement, des exemples de vie chrétienne inauthentique abondent. Un bon nombre de personnes prétendent avoir trouvé une manière de rendre le christianisme compatible avec une vie facile. Elles prennent comme appui les sables mouvants de leurs sentiments, leurs penchants personnels et les avis de ceux qui les entourent. De telles personnes, au fond d'elles-mêmes, abhorrent le mal mais sont peu disposées à se lever contre ses manifestations. Peu à peu elles permettent au péché de prendre racine tout en poursuivant des pratiques externes de piété. À la fin cependant toutes les illusions de stabilité seront ballottées et la vérité apparaîtra. Est-ce que ma manière de vivre mes engagements est devenue trop confortable ? Est-ce que j'ai peur de défendre la vérité ?

Dialogue avec le Christ Seigneur Jésus, je ne veux pas être chrétien de nom uniquement. Je veux que ma foi soit une réalité qui affecte chaque aspect de ma vie. Aide-moi à poser les fondations qui feront de moi un meilleur disciple.

Résolution : Aujourd'hui, je mettrai en pratique une vertu que je trouve particulièrement difficile.

Source : www.catholique.org
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12 mai 2008 1 12 /05 /mai /2008 02:30
En ce jour de Pentecôte, prions l'Esprit-Saint de nous apporter consolation et renouvellement...

Ô roi, céleste Consolateur,
Esprit de Vérité
Toi qui es partout présent
Et qui emplis tout,
Trésor de biens et donateur de vie,

Viens et demeure en nous,
Purifie-nous de toute souillure
Et sauve nos âmes, Toi qui es bonté

(hymne issu de la liturgie byzantine)
voir aussi l'article: Monter vers Pentecôte - soyons renouvelés par l’Esprit Saint

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3 mai 2008 6 03 /05 /mai /2008 22:11

L'article qui suit est basé sur un texte de la coordination des groupes de prière du Renouveau charismatique catholique du diocèse de Nice. Après avoir essayé de jeûner - d'égoïsme avant tout - quarante jours pendant le Carême, puis avoir suivi les pas du Rescuscité après Pâques, le Christ monte aux cieux avec son corps (achevant ainsi de lier Dieu et notre humanité en Lui) en nous ayant dit "il est avantageux pour vous que je m'en aille, car alors vous recevrez un autre Défenseur". L'Eglise achève sa préparation de quatre-vingt-dix jours pour recevoir le Saint-Esprit, Lui sans qui nous tournons en rond dans nos vies... Aussi peut-il être bon de prier comme les apôtres au Cénacle.

 

Montée vers Pentecôte 2008 : 1er mai 2008


Cette démarche Ascension-Pentecôte est ouverte à tous. Nous sommes invités à remercier le Seigneur de ce cadeau de l’Esprit, qu’Il nous fait aux uns et aux autres. L’essentiel est qu’il s’agisse d’un temps pour l’écoute de ce que l’Esprit dit à l’Eglise et à chacun de nous.

 

Réveillons le don que le Seigneur nous a fait. Nous  tous, qui que nous soyons, laissons si souvent le don de l’Esprit en sommeil, qu’il est bon de le réveiller. Nous prions pour que tous, membres de l’Eglise, nous soyons renouvelés par l’Esprit Saint : qu’en renouvelant notre confirmation, notre baptême, nos choix de vie (mariage, consécration, ordination... ), Il fasse de nous des serviteurs fidèles et actifs au sein de notre engagement pour l’Unité de l’Eglise, de nos engagements dans notre Eglise, dans la société, dans le monde…

Le Cénacle

Le canevas de cette proposition vient de la question : qu’ont ressenti les Apôtres quand, le Christ étant monté aux cieux sous leurs yeux, ils sont rentrés à la chambre haute ? Maintenant qu’Il est absent, ce lieu si particulier est plein de Sa Présence. En effet c’est là qu’ils ont vécu avec Lui le repas pascal, l’annonce de la trahison (celle de Judas et la leur), le lavement des pieds, et cette veillée où Il leur a parlé à cœur ouvert. C’est là aussi qu’ils se sont réfugiés pleins de peur et d’angoisse après Sa mort, là encore où ils ont eu du mal à croire à Sa Résurrection, là où ils prient ensemble, là où ils reçoivent l’Esprit pour être les Témoins du Christ, mort et ressuscité, là où, après des réactions hostiles à la mission,  ils demandent de nouveau à l’Esprit de venir sur eux pour les renforcer dans l’annonce de la Parole. Entrons nous aussi dans ce que les disciples ont vécu.

Les thèmes qui vous sont proposés ci-dessous ne sont que les supports de la démarche : prier et lire un texte chaque jour, non seulement un verset, mais aussi le passage où il se trouve.  but est d’entrer dans la Parole, de nous en imprégner, de nous laisser embraser par l’Esprit Saint. Bonne montée à la Chambre Haute. Bonne Pentecôte !



Méditations : La montée vers Pentecôte

"Ils montèrent dans la chambre haute où ils se tenaient d'ordinaire ; c'étaient Pierre, Jean, Jacques, André, Philippe, Thomas, Barthélemy, Matthieu, Jacques, fils d'Alphée, Simon le Zélote, et Jude, fils de Jacques." Actes 1, 13.
"Tous d'un commun accord persévéraient dans la prière, avec les femmes, dont  Marie, mère de Jésus, et avec les frères de Jésus." Actes 1, 14.

Dans les pas des disciples, nous sommes invités à persévérer dans la prière. Avec ce qu’ils ont vécu dans cette chambre haute, découvrons nous aussi ce que nous avons à vivre.

"Il vous montrera la pièce d’en haut, vaste, garnie, toute prête." Mc 14,14.
Quand ils arrivent à la chambre haute, la salle est déjà prête, mais ils ont également à faire les préparatifs. Ce que le Seigneur voulait donner était prêt, le Salut du monde. Ce qu’Il veut nous donner est prêt. Nous devons préparer nos cœurs à recevoir Son cadeau, dont nous ignorons encore ce qu’il  est.

"Moi, je suis au milieu de vous comme celui qui sert." Lc 22, 27.
Il y a leur sempiternelle querelle de préséance, qui est le premier ? Jésus leur montre, qu’Il est, Lui, le Serviteur de tous (Jn 13, 1-15). Qu’en est-il pour nous ?

"Et tous ils en avaient dit autant." Mt 14, 21.
Jésus annonce la trahison, leur dispersion, mais eux pensent qu’ils resteront fidèles ! Serions-nous plus forts qu’eux ? N’aurions-nous pas nous aussi besoin de conversion ?

"Faites ceci en mémoire de Moi." Luc 22, 19.
Jésus consacre le pain et le vin. Ils seront fidèles à la fraction du pain. Et pour nous, qu’est-ce que cela représente ? En quoi s’engage-t-Il vis à vis de nous et nous vis-à-vis de Lui ?

"Le Père vous enverra un autre Paraclet, il restera avec vous toujours." Jn 14, 16.
Ils ont passé la soirée à L’écouter et à parler avec Lui, Il a prié pour eux, Il leur a promis un autre Défenseur pour toujours. Osons-nous vraiment y croire ?

"Ce que vous demanderez au Père, en mon nom, Il vous le donnera." Jn 16, 23.
Jésus nous a dit : "Si donc, méchants comme vous l'êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent." Lc 11, 13. Osons-nous Le Lui demander ?
 
"Jésus vint, se tint au milieu d'eux et dit : Paix à vous."
Jn 20, 16.
Ressuscité, Il est au milieu d’eux, Il leur donne la Paix. La Paix face à la détresse. La Paix face à l’émotion qui empêche de croire : "Comme, dans leur joie, ils ne croyaient pas encore, et qu'ils étaient dans l'étonnement" Lc 24, 41. Acceptons-nous de recevoir cette Paix ? La désirons-nous ?

"Voyez mes mains et mes pieds, c'est bien Moi, Touchez-moi." Lc 24, 39.
Il leur montre ses mains, son côté, et leur demande de Le toucher. Et nous, comment l’avons-nous touché ? Pour nous, est-Il Vivant ? Comment Le rencontrons-nous Vivant parmi nous aujourd’hui ?

"Vous recevrez la force du Saint Esprit qui viendra sur vous." Actes 1, 8.
Jésus leur annonce que la Puissance de l’Esprit va venir sur eux. Il nous donne Son Esprit pour que nous soyons rendus capables d’être ses témoins. "Vous serez alors mes témoins". Disposons-nous notre cœur à le recevoir ?

"Il souffla sur eux et dit : Recevez l'Esprit Saint." Jn 20, 22.
Comme le Père l’a envoyé, Il nous envoie. Désirons-nous vraiment recevoir cet Esprit pour pouvoir devenir les témoins que Lui veut ?

"Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d'un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis." Actes 2, 2.
"Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d'eux." Actes 2, 3.
"Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et se mirent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer." Actes 2, 4.

On constate que l’Esprit remplit toute la maison : son Temple qu’est l’Eglise, ensuite un seul et même feu, sous forme de langues, est répandu sur chaque disciple et "tous furent remplis du Saint Esprit", alors Il se manifeste en chacun d’une façon particulière "selon ce que l’Esprit donnait". Cette venue de l’Esprit a comme caractéristique que cela se voit, cela se renouvelle. Pour nous, aujourd’hui, cela se voit-il ?

"Il est ressuscité, nous en sommes tous témoins." Actes 2, 32.
Serons-nous Ses témoins actifs et fidèles ? Car, pour nous, est-Il vraiment Ressuscité ?

"Manifeste-toi … donne à tes serviteurs d'annoncer ta parole avec une pleine assurance." Actes 4, 29-34.
Nous qui avons tout reçu, oserons-nous Lui demander de nous renouveler une nouvelle fois pour être au service de Sa Parole ?

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  • : Célibataires chrétiens: en route vers le Mariage
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  • : Ce blog apporte du sens sur la question du célibat des chrétiens/chrétiennes qui ont vocation à se marier religieusement et à fonder une famille chrétienne. Le blog répertorie les sites, les documents, propose la découverte de témoignages vécus sur le célibat chrétien non-consacré et apporte son grain de sel (de la Terre) sur cette question ô combien délicate. Frères et Soeurs, nous sommes plusieurs à vivre ce chemin de Vie qui nous fait franchir les difficultés pour mener au bonheur.
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