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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 07:00
Témoignage : Nous nous sommes pardonnés...
 
André : Rapidement après notre mariage, nous avons eu une vie de couple très difficile : chacun voulait changer l’autre, tout nous divisait, tout nous déchirait.

Cécile : Après douze années de conflits quotidiens, nous nous sommes séparés. Nous allions divorcer. J’étais au fond du trou. Je ne sais pas pourquoi, j’allais pleurer dans les églises. Je retournais aussi de temps en temps le dimanche à la messe et c’est ainsi que j’ai rencontré un groupe de jeunes. Leurs visages rayonnaient : visiblement, ils vivaient ce qu’ils disaient. Ils m’ont invitée à participer à leur groupe de prière. Très vite j’ai été fidèle à la réunion du groupe une fois par semaine, et au bout de quelques temps, j’ai fait une rencontre personnelle avec le Christ, vivant, m’aimant comme j’étais. Cette rencontre a changé ma vie !

André : J’ai remarqué ce changement quand je venais chercher les enfants. Cécile était plus souriante, plus agréable, et surtout, elle m’accueillait comme j’étais. Ce changement m’a profondément étonné. J’ai repris confiance. Le dialogue a recommencé entre nous et nous avons repris la vie commune avec les enfants.

Cécile : Cela n’a pas été facile. Dans mon groupe, on m’avait conseillé de cesser de vouloir changer André et de chercher plutôt ce qui devait être changé en moi. Ce que j’ai essayé de faire de mon mieux.

André : Un jour, Cécile m’a proposé un cycle de trois week-ends pour couples. J’ai fini par accepter, me disant que cela ne pouvait que nous faire du bien. J’avais en effet toujours en moi ce désir de réussir notre couple et notre famille.

Cécile : André, qui se disait athée, y est allé avec sa raquette de tennis. Il pensait : « Si je m’ennuie, je pourrai toujours aller faire une partie de tennis ! »

André : Ces week-ends n’ont pas été faciles pour nous. Nous étions tellement loin de tout ce qui était dit ! À la fin du cycle pourtant, certaines petites choses allaient mieux entre nous…

Cécile : Peu de temps après, nous avons été invités à une session d’été à Paray-le-Monial.

André : J’ai fini par accepter l’invitation, voyant les progrès dans notre vie de couple, même s’il y avait encore des difficultés entre nous. Arrivé à Paray, j’ai résisté à une forte tentation de repartir. Mais de formation scientifique, j’ai opté pour l’expérience. Dans cette perspective, j’ai suivi tout le programme. Je suis même allé rencontrer un prêtre pour me confesser. Cette démarche faite avec toute ma bonne volonté, n’était pas évidente. Je ne m’étais pas confessé depuis vingt ans et il me semblait ne plus avoir la foi. Le lendemain j’ai communié et mon cœur a commencé à changer. Le soir, dans le silence de l’adoration, j’ai prié pour la première fois de ma vie : « Seigneur, change mon cœur de pierre en cœur de chair. » J’avais jusqu’alors suivi la session tout seul. Je n’aurais pas supporté que Cécile soit à mes côtés. Or à la dernière messe, nous nous sommes retrouvés au milieu de 5 000 personnes ! Au moment de la communion, j’ai fondu en larmes : Jésus était là, présent et plein d’amour. Rencontre extraordinaire, bouleversante et qui continue de transformer ma vie. Nous avions désormais un point commun Cécile et moi : Dieu était présent dans notre vie. Bien sûr, tous nos problèmes n’ont pas été résolus du jour au lendemain. Mais au fil des semaines, des mois et des années, Dieu a guéri les multiples blessures que nous nous étions faites l’un à l’autre.

Cécile : Nous avons découvert la puissance de notre sacrement de mariage et la fidélité de Dieu. Depuis, petit à petit, nous allons de guérison en guérison. Nous restons toujours aussi différents l’un de l’autre, mais ces différences qui nous avaient conduits à l’échec, deviennent maintenant une richesse. Nous découvrons que nous sommes complémentaires. Quand il nous arrive de nous opposer, je prie : « Seigneur, tu t’es engagé avec nous par notre sacrement de mariage, viens nous aider à y voir plus clair, à trouver la bonne solution, la bonne attitude…» Pour tout ce qui fait notre vie quotidienne, nous avons appris à puiser dans notre sacrement de mariage. Ainsi pour le pardon par exemple. Nous ne nous étions jamais demandé pardon. Nous ne savions même pas qu’on pouvait le faire ! Quand nous n’y parvenons pas, nous allons en puiser la force dans le sacrement de la réconciliation.

André : Dieu veut notre bonheur à tous deux. Il est Amour. Depuis le jour de notre mariage, il ne nous a jamais abandonnés. Aujourd’hui, nous voulons accueillir toujours plus sa paix et sa joie.


Source : "Vivre heureux en couple", Revue "Il est vivant!", n°194, mai 2003, communauté de l'Emmanuel.


Dossier "Vivre heureux en couple"
(paru dans la revue "Il est vivant!", communauté de l'Emmanuel) :

Cohabiter ou se marier? (1)
Cohabiter ou se marier? (2)
Cohabiter ou se marier? (3)
Témoignage : Une aventure à deux (4)
Témoignage : Le mariage m’a appris la liberté (5)
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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 07:00
Témoignage : Le mariage m’a appris la liberté !
 
François et Isabelle ont à peine un an de mariage. Ils se sont rencontrés et déclaré leur amour à 18 ans. Avant de franchir le cap de l’engagement, François a dû apprendre le vrai sens du mot liberté…

François : Pendant nos fiançailles (longues), je me suis posé beaucoup de questions : j’avais un mal fou à m’engager et à me dire : « Tu aimes Isabelle, tu t’es fiancé avec elle, maintenant, il faudrait passer à l’étape suivante. » Je n’arrivais pas à poser ce choix. Car pour moi, être libre, c’était pouvoir dire oui ou non à quelque chose à tout instant ; pouvoir choisir à tout moment toutes les portes de sortie ; pouvoir me réserver toutes les possibilités. Je tournais donc en rond. Et pendant un long moment, nos relations se sont vraiment détériorées. Il y avait un décalage entre nous : Isabelle avait franchi le cap de la décision et pas moi. J’étais dans la situation de l’âne de Buridan. Voilà l’histoire : « Au soir d’une longue journée de marche, un maître propose à son âne un seau d’avoine et un seau d’eau et les dispose à égale distance de l’âne. Ce dernier qui a aussi soif que faim ne sait pas lequel choisir : seau d’eau ? Seau d’avoine ? Il hésite tant et tant qu’il finit par en mourir… » Cette histoire que j’ai entendue racontée au cours d’une conférence sur la liberté m’a beaucoup éclairé. J’ai compris que j’étais moi aussi dans une situation de non choix et que je commençais à en mourir intérieurement… La première année… Une conférence m’a révélé le vrai sens du mot liberté. Être libre, c’est choisir une voie, m’y engager et y être fidèle : ainsi, on peut parvenir au bonheur. J’ai donc enfin pu faire le pas : choisir le mariage. Et ce choix m’a complètement libéré de mes peurs. Toutes mes questions ont volé en éclats. J’ai pu dire à Isabelle : « Si tu es d’accord, on se marie cet été . » (C’était six mois avant !).

Isabelle : Pour moi, les choses ont été beaucoup plus simples. Je savais que c’était dans le mariage que je serais heureuse. De plus, j’aimais François. Je n’avais donc pas à me poser des questions métaphysiques ! L’année qui s’est écoulée depuis notre mariage ne nous a pas révélé de décalage important entre notre projet initial et ce que nous vivons au quotidien. Du fait de nos fiançailles longues, et des difficultés que nous avons traversées ensemble, nous avons appris à bien nous connaître. La vie jaillissait sous nos yeux…

François : Nous savions l’un et l’autre en nous mariant que notre conjoint n’était pas un être parfait ! Mais nous sommes très heureux aujourd’hui d’avoir fait ce choix. Mon bonheur, dans la vie de tous les jours, c’est de rentrer le soir à la maison et de savoir que je vais retrouver Isabelle et notre tout petit garçon. Mon bonheur, c’est aussi d’entreprendre des choses pour ma famille (bricolage et autres).

Isabelle : Ce bonheur au quotidien en famille est premier. Il nous permet ensuite de nous donner ensemble à l’extérieur dans divers engagements.

François : Notre bonheur de couple au quotidien, c’est aussi le fait de se pardonner. Quand on se pardonne, c’est qu’on s’est blessé. Quand on se pardonne, on se réconcilie, c’est la joie de retrouver l’autre tel qu’il est, y compris dans sa pauvreté, et ça, c’est une joie ! Lorsque nous nous sommes connus, nous avions pris trois engagements : communiquer ; vivre la chasteté ; et nous pardonner. Sur ce dernier engagement, nous nous étions précisé : «Quand on se pardonne, on se dit simplement : “Je te demande pardon pour telle chose” . L’autre répond: “Je te pardonne”, sans ajouter : “Oh ! ce n’est pas grave, je t’avais déjà pardonné, etc. » Il est essentiel, dans le pardon, d’accueillir la démarche de l’autre. Ainsi, on peut goûter ensemble la joie de s’être pardonnés.

Isabelle : Une autre joie de couple au quotidien : se dire oui l’un à l’autre concrètement chaque matin. Ce petit acte tout simple permet de se tourner vers l’autre, de le mettre au centre de notre journée.

François : Parfois, on réveille l’autre en lui disant « oui » ! Et si l’autre nous dit oui, dès le premier instant de la journée, comment se lever de mauvaise humeur ? Je découvre peu à peu à quelle liberté extraordinaire introduit le fait de s’engager pour la vie envers quelqu’un et de ne pas avoir à se poser chaque matin la question : est-ce que oui ou non je reste avec Isabelle ?

Isabelle : Il faut être extrêmement libre pour dire à quelqu’un : je te donne ma vie pour toujours !

François : Donner sa vie à l’autre, c’est l’acte suprême de la liberté ! Comment ne pas évoquer encore nos deux plus grandes joies de l’année écoulée ? Apprendre qu’Isabelle était enceinte, puis, huit mois après, la naissance de notre enfant : la vie jaillissait sous nos yeux… 


Source : "Vivre heureux en couple", Revue "Il est vivant!", n°194, mai 2003, communauté de l'Emmanuel.

Dossier "Vivre heureux en couple"
(paru dans la revue "Il est vivant!", communauté de l'Emmanuel) :

Cohabiter ou se marier? (1)
Cohabiter ou se marier? (2)
Cohabiter ou se marier? (3)
Témoignage : Une aventure à deux (4)
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21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 07:00
Témoignage : Une aventure à deux
 
Philippe : La vie à deux est un long chemin auquel on n'est pas préparé. En regardant toutes ces années vécues ensemble, nous prenons conscience que nous avons franchi plusieurs étapes successives. La première est celle de l’apprivoisement. On se rencontre, on apprend à se connaître. Petit à petit, il faut s’adapter à quelqu’un qui a une autre façon de vivre, un autre caractère, une autre manière de penser. Il faut renoncer à certains domaines réservés tout en gardant sa propre identité.

Élisabeth : Et cette étape d’apprivoisement traverse toute la vie ! Car personne n’est figé. Dans un couple, on a sans cesse à regarder l’autre, à être attentif à son évolution. Une des premières exigences de l’amour, c’est en effet de ne pas chercher à changer l’autre à tout prix mais de le respecter tel qu’il est et de respecter aussi son évolution, même si elle est différente de ce qu’on souhaitait ou imaginait…

Philippe : La deuxième étape, c’est l’arrivée des enfants. Chez nous, ils sont venus assez rapidement, ce qui ne nous a pas laissé le temps de nous replier sur notre amour ! Les enfants poussent à sortir de soi et à être disponible à toute heure du jour et de la nuit. Cette étape n’est pas évidente ! Il y a des moments où on en a assez, où on aimerait bien être tranquille. Cette disponibilité nous oblige (surtout, nous, les hommes) à s’ouvrir aux autres, à être à l’écoute, à donner de son temps, de sa réflexion. La vie de famille a été pour moi une vraie richesse. Petit à petit, elle m’a fortifié et m’a fait grandir dans l’amour.L’étape suivante, c’est l’adolescence. C’est un temps de conflit avec certains des enfants. Cette phase oblige à se remettre en question. Pour l’éducation, on se forme sur le tas, souvent après avoir essuyé un échec…

Élisabeth : La famille est une véritable école de vie ! À chaque étape, on est invité à réfléchir sur notre comportement et à penser à l’autre, à rechercher ce qui est bon pour lui. Ensuite, survient le départ des enfants. La femme, comblée par la maternité, peut, dans les premières années du mariage, se laisser absorber par les enfants. Elle risque d’oublier de construire sa vie de couple. Or, on ne forme pas son couple le jour où on se retrouve à deux ! Ce nouveau virage se prépare peu à peu, année après année.

Philippe : Maintenant, nous passons un autre cap, celui de grand-parents ! Nous avons auprès de nos petits-enfants et de nos enfants un rôle de conseil. Nous sommes là pour accueillir et écouter. J’ai un contact extraordinaire avec certains de mes petits-enfants. Je découvre que je n’ai pas toujours été un très bon père ! Avec le temps, on acquiert de la patience, une certaine distance par rapport aux événements… Ce nouveau rôle d’éducateurs nous donne une grande joie pour aborder la vieillesse.

Élisabeth : En conclusion, j’ai envie de dire que le couple est un mystère qu’on n’a jamais fini d’approfondir. La vie à deux, c’est fragile.Il faut en prendre soin et être conscient de la beauté et de la grandeur de l’amour. Prendre le temps de l’entretenir comme un jardin. Il n’est pas acquis le jour du mariage. Jusqu’à la fin, on approfondit ce mystère, et c’est passionnant !

Élisabeth et Philippe sont mariés depuis 37 ans.


Source : "Vivre heureux en couple", Revue "Il est vivant!", n°194, mai 2003, communauté de l'Emmanuel.

Dossier "Vivre heureux en couple"
(paru dans la revue "Il est vivant!", communauté de l'Emmanuel) :

Cohabiter ou se marier? (1)
Cohabiter ou se marier? (2)
Cohabiter ou se marier? (3)
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14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 07:00
Cohabiter ou se marier ? (partie 3)
par Myriam Terlinden


Question : Avons-nous confiance l’un dans l’autre ?
On croit souvent que « l’expérience forme la jeunesse » et que les expériences amoureuses précoces vont aider les jeunes à mieux choisir leur conjoint. Et pourtant, c’est l’inverse qui se produit. Pour quelle raison ? Parce que les échecs amoureux successifs tuent la confiance.

Réponse : Petite histoire « classique » de notre époque
Julie aime Jules. Trop jeunes pour se marier, ils vivent ensemble. « On verra plus tard. » Le temps passe, et voilà que Jules se rend compte que Julie n’est pas la femme de sa vie : il a rencontré Martine, une femme extraordinaire… Il quitte Julie. N’avaient-ils pas décidé qu’ils « gardaient leur liberté » ? Pourtant, Julie souffre toujours : même si la relation lui pesait, à elle aussi, ça fait toujours mal d’être "plaquée" : « Il m’aimait, il ne m’aime plus. Pourquoi ? Suis-je encore aimable ? » Questions douloureuses… Jules, lui, se culpabilise : il lui avait dit qu’il l’aimait, et il était sincère en le disant. Maintenant, il la fait souffrir… Est-il un monstre ? Il doute aussi : Est-il capable d’aimer vraiment ? L’amour existe-t-il vraiment ou est-ce une illusion ? La vie continue. Jules a de nombreux amis. Martine regarde les autres femmes d’un œil soupçonneux : elle-même n’a-t-elle pas rencontré Jules alors qu’il était en couple avec Julie ? Qui peut dire qu’il ne va pas se lasser d’elle et tomber amoureux d’une de ses nombreuses "amies" ? De son côté, Jules n’aime pas quand les hommes approchent trop de Martine. Comment savoir qu’elle ne va pas partir avec l’un deux, puisque lui-même n’a pas hésité à laisser tomber Julie ?
Julie, elle, se méfie. L’amour, ça fait mal, quand ça finit. Alors, autant vivre sans trop s’investir… Ce récit, une caricature ? Sans doute… mais tant de jeunes s’y retrouvent, ayant perdu confiance en l’amour parce que trop "blessés" par les échecs successifs… Et n’osent plus s’engager car ils n’y croient plus !

Réponse : L’amour a besoin de la confiance
La confiance est presque la raison d’être de tout ce qui précède : n’est-ce pas folie que de tenter l’aventure alors qu’il restera toujours une part d’imprévu et de mystère dans la personnalité de son conjoint ? N’est-ce pas folie que d’investir dans la durée quand nul ne peut prévoir ce que réserve l’avenir ? Folie, oui. Mais ici intervient la confiance : les relations humaines ne sont pas seulement affaire de connaissance ou de raison, mais aussi acte de foi. On rencontre de plus en plus de jeunes et moins jeunes, profondément marqués par un échec amoureux (notre société est à l’heure du papillonnage amoureux) qui n’osent plus y croire et n’osent plus investir dans une histoire d’amour. La confiance, ingrédient essentiel de l’amour est tellement fragile !


Question : Avons-nous opté pour un amour qui dure ?

La tromperie est l’une des plus grandes blessures de l’amour. L’amour est exclusif, la passion non ! Voilà l’une des raisons pour lesquelles nous ne pouvons fonder notre avenir sur la passion ou le sentiment amoureux. Qui dit qu’en voyant une jeune fille, plus jeune, plus fraîche, je ne vais pas tomber amoureux et choisir la passion naissante ? En ai-je le droit ? N’est-ce pas trahir les paroles que j’ai prononcées un jour : je t’aimerai toujours ? Or, la cohabitation laisse cette possibilité ouverte de flirter avec une autre fille, ou un autre garçon. Beaucoup témoignent de la peur de perdre l’autre. On sait bien qu’il est nécessaire de prendre une décision claire et ferme pour ne pas tromper l’autre, décision prise par amour de l’autre.

Réponses : L’amour entre un homme et une femme est exclusif

Dans tous les sondages, on retrouve l’idée que la fidélité aide le couple à vivre heureux. Elle est nécessaire, car elle affirme à chaque conjoint qu’il est unique, irremplaçable. Bien sûr, elle n’est valorisante que si elle est librement choisie : si un mari ne trompe pas sa femme simplement parce qu’il n’en a pas eu l’occasion, ce n’est pas forcément une preuve d’amour ! Mais s’il choisit de refuser les occasions qui vont éventuellement se présenter, la fidélité devient une manière de lui redire qu’elle est et reste "l’unique".La fidélité, ce n’est pas seulement la fidélité "physique". C’est avant tout rester solidaire de l’autre, s’entraider à progresser ensemble, réaliser le projet commun initial (qui peut évoluer et s’adapter). C’est en fait protéger la relation privilégiée avec celui ou celle dont on veut partager le destin. 


Source : "Vivre heureux en couple", Revue "Il est vivant!", n°194, mai 2003, communauté de l'Emmanuel.

Dossier "Vivre heureux en couple"
(paru dans la revue "Il est vivant!", communauté de l'Emmanuel) :

Cohabiter ou se marier? (1)
Cohabiter ou se marier? (2)
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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 07:00
Cohabiter ou se marier ? (partie 2)
par Myriam Terlinden


Question : Sommes-nous prêts à nous engager totalement l’un vis-à-vis de l’autre ?
Quand on vit en couple, un jour ou l’autre, on rencontre la "différence" : l’autre est différent de ce que j’avais imaginé, rêvé… Ce peut être une bonne surprise, mais aussi une difficulté ! À ce moment-là, il faut décider de passer outre. Mais voilà : la plupart du temps, les cohabitants se réservent (plus ou moins consciemment) une porte de sortie : on reste ensemble tant que le couple est satisfaisant ; on se quitte si ça devient trop difficile. Ils risquent de se sentir inhibés chaque fois que, pour une raison ou une autre, ils ont envie de se mettre en colère, parce qu’à chaque dispute, la relation tout entière peut voler en éclats.

Réponse : L’aimer… c’est lui donner notre vie
L’amour a besoin de la force de l’engagement, qui est volonté explicite et formelle de passer au-dessus des obstacles que tout couple rencontre tôt ou tard sur son parcours. Il y a des gens qui s’engagent sans se marier. Il y a des gens qui se marient sans s’engager. Cependant, dans nos sociétés, on constate, statistiquement, que c’est le mariage qui est la concrétisation de l’engagement : il est bien plus solide que la cohabitation. Pourquoi ? Parce qu’il permet aux couples de résoudre leurs difficultés en ayant l’assurance que l’affrontement et les conflits ne remettent pas en cause leur projet initial ni leur amour. Au contraire, beaucoup de cohabitants reconnaissent qu’ils laissent les problèmes aller beaucoup trop loin : en effet, en cas de conflit grave, qui dit que le couple résistera à la tempête, puisqu’ils ne sont pas engagés mutuellement pour toujours ?


Question : Pouvons-nous nous parler sans avoir peur de voir l’autre partir ?
L’amour ne peut s’approfondir que par le dialogue qui nécessitera parfois de sérieuses remises en question des amoureux. Est-il possible, s’il remet en question, en même temps, la survie du couple ? Peut-être, pour celui qui a déjà "l’idée" de partir. Impossible pour celui qui redoute la rupture. Celui qui aime le plus, celui qui souhaite la durée, est inhibé. Il "s’écrase" de peur de décevoir l’autre. Et le fossé d’incompréhension entre les deux partenaires grandit lentement mais sûrement.
C’est spécialement vrai en matière de sexualité : de nombreux films, de nombreux articles de revues "grand public" laissent croire que le couple vit à partir de la sexualité. Si ça va physiquement, tout va. Et cette entente physique devrait être "automatique", sinon c’est que le couple n’est pas fait pour s’entendre. Or, cette idéologie nie un point essentiel de la psychologie humaine : si la satisfaction sexuelle est presque innée chez l’homme, elle est le résultat d’un apprentissage chez la femme, et, de plus, est fortement conditionnée par le climat d’amour réel dans lequel se déroule la relation physique. L’entente physique des couples se construit par un dialogue vrai. Or, comme beaucoup ne le savent pas, ils se taisent sur cette question, de peur de paraître "coincés" ou ringards. Et ils n’évoluent pas…

Réponse : Pour s’aimer, il est nécessaire de pouvoir parler librement
Or, la communication est essentielle, indispensable : elle permet de se réajuster en permanence, de faire le point, de désamorcer les conflits. Mais elle n’est pas toujours facile : de nombreux couples souffrent d’une incapacité à exprimer "avec des mots", ce qu’ils ressentent. Une des difficultés de la communication réside dans le fait que les hommes et les femmes ne communiquent pas de la même façon : la femme parle plus, elle aime exprimer ses sentiments et ce qu’elle vit intérieurement. L’homme est plus secret. Il peut parler sans difficulté de son travail, de ses hobbies, de politique. Mais il parlera peu de ce qu’il "est". Or, c’est justement ce qui intéresse sa femme ! L’homme doit donc apprendre à communiquer sa vie intérieure, la femme doit apprendre à percevoir l’amour de son conjoint dans ses gestes et ses actes. Et les deux doivent apprendre à parler en vérité, en regardant la réalité bien en face, pour permettre de résoudre les problèmes au fur et à mesure qu’ils se présentent. Et apprendre à exprimer leur bonheur, aussi ! Quelle joie en effet d’entendre l’autre dire qu’il est heureux grâce à son conjoint...


Source : "Vivre heureux en couple", Revue "Il est vivant!", n°194, mai 2003, communauté de l'Emmanuel.

Dossier "Vivre heureux en couple"
(paru dans la revue "Il est vivant!", communauté de l'Emmanuel) :

Cohabiter ou se marier? (1)
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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 07:00
[ Note de l'équipe du blog : Le cycle d'articles sur le couple chrétien devait démarrer fin janvier. Le pélé du Sacré-Coeur de Montmartre le 21 mars 2009 et l'annonce de nombreux événements pour célibataires nous ont obligé à reporter la publication à la fin mars. Une remarque : A trop se focaliser sur la rencontre, à être en recherche de son promis ou de sa promise, on en oublie l'essentiel : qui es-tu toi qui es en face de moi? Quelle est ta vie? Que partageons-nous dans la gratuité du don?  Bonne route! ]

D'accord, la saint Valentin approche... Avant de se dire "Où est mon/ma valentin(e)?", il est temps de se pencher sur ce qu'est la vie de couple ;) Un dossier "Vivre heureux en couple" à lire et à relire, paru dans la revue "Il est vivant!", de la communauté de l'Emmanuel. Version intégrale disponible sur le site de la Pastorale familiale du diocèse de Digne. Sur le blog, nous publierons le dossier en huit extraits, une tradition du blog pour les sujets très denses. Bonne lecture!


Cohabiter ou se marier ? (partie 1)
par Myriam Terlinden
 
C’est un fait, confirmé par les statistiques : les cohabitations sont plus fragiles que les mariages, et ceux qui se marient après avoir cohabité divorcent deux fois plus que ceux qui n’ont pas cohabité. Les jeunes qui se préparent au mariage ont tous au moins une peur : le divorce. Un couple sur trois en province, un sur deux à Paris se séparent au bout de cinq années de mariage en moyenne. Le mariage semble alors soumis à l’épreuve du jeu : une chance sur deux ! Vivre en couple au 21e siècle, une sacrée aventure ?
Sans compter des tas de questions sur l’avenir : est-ce que nous aurons du travail ? comment son caractère va-t-il évoluer ? est-ce qu’il ou elle m’aimera toujours autant dans dix ans ? et s’il me laisse tomber ? autant de questions, de peurs, d’angoisses qui empêchent souvent l’engagement dans le mariage, voire même dans la vie de couple. Alors beaucoup préfèrent cohabiter pour ne pas prendre le risque de se tromper.
Pourtant le mariage, d’après les statistiques, donne un cadre en général plus solide, plus adéquat à l’amour, et plus propice à son développement à condition, bien entendu, de prendre le temps de préparer cette vie commune. Choisir la cohabitation, c’est choisir un amour fragile qui a peu de chances de durer.
On connaît tous la courbe de vie et de mort d’un produit. On pense que l’amour suit la même courbe. Or, c’est tout le contraire. L’homme et la femme sont les acteurs de l’amour, et la croissance de leur amour est entre leurs mains. L’amour a une contrainte : s’il ne s’épanouit, il s’attiédit. Vivre heureux en couple, non seulement c’est possible, mais c’est normal… Alors pourquoi tant d’échecs amoureux ? En analysant les points de fragilité de la cohabitation, nous avons essayé de dégager quelques questions de simple bon sens à se poser avant de se livrer à l’amour.

 
Question : Avons-nous choisi de vivre ensemble ?
« Et si on se mettait ensemble, on verra bien ! » Ne se retrouve-t-on pas parfois ensemble par hasard ? On commence alors une vie commune non pas parce qu’on a décidé de le faire, mais parce qu’on n’a pas décidé de ne pas le faire. Plusieurs études montrent que la plupart de ces couples s’établissent progressivement dans un logement qui devient commun : le processus commence en passant épisodiquement une nuit ensemble, puis l’un amène de plus en plus d’effets personnels chez l’autre pour finalement, ne plus repartir. Le fait d’être amoureux est à l’origine de la relation, qui évolue suivant les sentiments. S’ils durent, tant mieux. S’ils meurent, tant pis. La mise en ménage, alors, n’est pas précédée d’une réflexion sur le pourquoi, le sens, le long terme ; et beaucoup se réveillent, un matin, en disant : « Je me suis trompé(e), ce n’est pas elle (lui) qui me convient . »

Réponse : Il est préférable de bien choisir l’homme ou la femme de sa vie !
Ne vaut-il pas mieux choisir son conjoint ? Ça paraît évident ! Et pourtant nombreux sont ceux qui se lancent dans la vie de couple uniquement conduits par la passion. Or il y a une différence fondamentale entre "être amoureux" et aimer. Le sentiment amoureux éveille en moi cet attrait, mais peut me tromper. Je dois prendre un temps suffisant pour connaître l’autre. Si je n’ai pas choisi de tomber amoureux, je peux décider de ce que je vais faire de ce sentiment. Est-ce que je vais, réellement, pouvoir construire une histoire d’amour durable, épanouissante, avec ce garçon ou cette fille dont je suis amoureux ? Sommes-nous en accord sur les aspirations profondes qui nous habitent ? Ce temps où nous allons réfléchir, mûrir, discerner est essentiel pour ne pas se tromper. Mais c’est un temps difficile, car il demande de maîtriser son désir. Généralement, les couples heureux ont pris ce temps de réflexion, pour s’assurer de leur choix.


Question : Quel est notre projet de couple ?
Les cohabitations commencent de plus en plus tôt, à un âge où les jeunes n’ont pas encore vraiment décidé ce qu’ils voulaient faire de leur vie. À un moment donné, ils se rendent compte que leurs aspirations sont trop différentes pour être compatibles. Exemple typique : les étudiants, qui, amoureux fous, se mettent en ménage durant le temps de leurs études. À la remise des diplômes, problème : l’un veut se spécialiser à l’étranger, alors que l’autre ne veut pas quitter un job qu’il a eu du mal à trouver sur place. Que faire ? L’un veut des enfants tout de suite, l’autre pas. Que faire ? L’un veut se marier, l’autre pas. Que faire ? etc. Le plus souvent, ces divergences sur des questions essentielles de la vie provoquent la rupture, inattendue et douloureuse.

Réponse : Mieux vaut réfléchir avant sur ce que nous voulons vivre ensemble !
Le projet de couple est « l’orientation générale » que les conjoints vont donner à leur vie de couple : à deux, ils vont construire une histoire commune, fruit de leurs projets et de leurs rêves. Pour cela, il est indispensable que chacun ait d’abord un projet personnel : que vais-je faire de ma vie ? Quelles sont mes aspirations profondes ? Qu’est-ce qui est essentiel, prioritaire pour moi ? La famille, le travail, les enfants, mon hobby, mes amis ? Nos priorités sont-elles compatibles ? Non seulement maintenant, mais aussi à long terme ? Bien entendu, il n’est pas nécessaire et même possible de "tout" prévoir. La vie est suffisamment riche en imprévus et rebondissements pour mettre à mal les meilleurs projets. Mais que de drames évités si les amoureux prenaient le temps de vérifier que leurs grandes aspirations sont compatibles.


Source : "Vivre heureux en couple", Revue "Il est vivant!", n°194, mai 2003, communauté de l'Emmanuel.
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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 08:00
La réflexion qui a conduite à l'étude des Associations Familiales Catholiques (AFC) sur "L'avenir de la famille, le coût du non mariage" s'est construite dans la durée. Petit aperçu de la genèse d'un enseignement sur le mariage et sur le choix de fonder une famille chrétienne.


Les associations catholiques défendent le mariage


Non, le mariage n'est ni mort ni ringard, il ne se résume pas, non plus, à un vulgaire contrat privé. Et, à l'occasion de leur centième anniversaire, les Associations familiales catholiques (AFC) ont décidé d'en redorer le blason. Elles sortent de leur réserve pour faire campagne en faveur de cette "institution sociale", fondatrice de la famille selon Paul de Viguerie, président des AFC.

"Ce n'est pas l'enfant qui fait la famille, c'est le couple, formé par un homme et une femme", estiment les AFC, reprenant ainsi - pour la contredire - une formule en vogue parmi certains sociologues et portée par Ségolène Royal, ex-ministre de la Famille de Lionel Jospin. Les familles catholiques ont bien l'intention de le démontrer : le mariage, ce n'est pas comme le concubinage ou le pacs. Une démonstration qu'ils ont voulu confier à des scientifiques.

Des spécialistes de nombreuses disciplines (histoire, économie, philosophie, droit, psychologie, éducation, mais aussi théologie) vont donc se constituer en "laboratoire" et travailler sous la houlette de Pierre Benoît, directeur de l'Institut des sciences de la famille de Lyon, rattaché à l'université catholique de la ville. Mission : évaluer le coût du "non-mariage".

Depuis les années 60, l'organisation du mariage a en effet été confrontée à des évolutions majeures. En 1965, un premier changement législatif permettait ainsi aux femmes de gérer leurs biens et leurs salaires de façon autonome. Divorce, filiation, succession, les lois organisant la famille ont ensuite été bouleversées au cours des dernières décennies. "La situation est paradoxale, explique Pierre Benoît : A la mairie, on lit toujours aux mariés les mêmes articles qu'avant, mais leur portée n'est plus la même. Le mariage a changé de sens : il est allégé." Exemples : on parle d'engagement, mais on peut divorcer, même quand l'autre ne le souhaite pas ; on mentionne l'obligation de fidélité, mais le "coup de canif dans le contrat" n'est plus considéré de la même manière qu'il y a vingt ou trente ans - y compris par les tribunaux.

Parmi d'autres indicateurs de l'impact du non-mariage, le groupe de travail veut se pencher de plus près sur "l'effet de brouillage juridique". "Actuellement, explique Pierre Benoît, il existe trois situations de couple : le mariage, le concubinage et le pacs. Mais, dans tous les cas, le mariage sert encore de modèle caché, les couples non mariés croyant très souvent dépendre des mêmes textes de loi que les couples mariés, ce qui est faux. Par exemple, la séparation d'un couple non marié et un divorce n'ont pas du tout les mêmes conséquences, notamment financières."

Les chercheurs mandatés par les familles catholiques vont encore travailler sur des thèmes plus classiques, comme les rapports entre l'absence d'union officialisée et la pauvreté, ou les résultats scolaires des enfants.

En dépit du concubinage et du pacs, le mariage reste le modèle d'union le plus prisé des Français : 25 millions d'entre eux se sont passé la bague au doigt - parfois plusieurs fois - et même le mariage religieux a encore la cote puisque un tiers des 300 000 cérémonies civiles annuelles seraient ensuite célébrées par l'Église catholique.

Laurence de Charette
Source : Le Figaro, 11 décembre 2004
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25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 07:00
Le Père Denis Sonet nous adresse ce 12 janvier 2009 un petit mot réconfortant pour les célibataires catholiques, et valables pour tous les chrétiens ;) Nous transmettons les saintes paroles de Soeur Emmanuelle dans les voeux que nous adresse le Père Sonet pour la nouvelle année. Bonne lecture !

Chers amis,

Je crois comprendre que vous voudriez que je fasse un petit article pour votre blog ? Dire ce qui m'a motivé à m'intéresser à la question des célibataires ?
 
Si  c'est le cas : voici ce que je dirais "Célibataires, bougez-vous !"

Vous êtes nombreux, de plus en plus nombreux... et vous représentez une richesse étonnnante. Je suis frappé de la qualité d'hommes et de femmes qui est inutilisée dans un célibat qui n'a pas trouvé de sens. Je suis désolé à la pensée que tant d'hommes et de femmes parfaitement intéressants, qui pourraient former des couples réussis, végètent en attente d'on ne sait quoi. Le célibat pour le célibat, me semble-t-il, n'a pas de sens. Il n'a de sens que celui qu'on lui donnne.

Désire-t'on trouver l'âme soeur ? Alors, bougeons-nous : n'attendons pas qu'on nous la parachute miraculeusement... et ne soyons pas d'une exigence telle que nous ne voulons que la perfection :  le prince charmant, la princesse de rêve, ça n'existe pas !

Désire-t'on rester célibataire ou sommes-nous contraints de le rester?  Alors, donnons-nous un but, un objectif qui nous sorte de notre enfermement sur notre petite personne. Ouvrons les vannes de notre coeur : il y a tellement à apporter dans notre monde, et "rien ne vaut la joie de faire un coeur moins triste". Au soir de sa vie, il est bon, en regardant dans le rétroviseur, de penser qu'on a laissé une trace, que notre passage terrestre a eu un sens.

C'est pour vous aider à trouver ces raison de vivre que sont organisées des rencontres de célibataires.

Dans quel but ?

D'abord , bien sûr, permettre des rencontres entre personnes animées du même désir de construire leur vie. Une ambiance conviviale et festive le permet.

Guérir des blessures du passé, des échecs et des rejets qui pèsent trop souvent sur la confiance dans l'avenir.

Apprendre à découvrir et vivre une authentique communication qui n'a rien à voir avec des bavadarges "café du Commerce". Une communication qui permet de découvrir, ébloui, le merveilleux de l'autre.

Découvir le formidable de l'engagement éclairé - le beau risque de l'engagement ! - sans lequel rien ne peut se construire.

Retrouver l'optimisme et la Foi. La Foi en soi d'abord, la foi en l'autre rencontré(e), la foi en l'amitié et en l'amour, la foi en l'avenir qui sont  en définitive les formes subtiles de la Foi en Dieu
 
Personnellement, j'organise une session de 4 jours à Aix-en provence (la Baume) du 7 au 10 mai 2009 et une session à Troyes du 8 au 11 novembre 2009.

Souvenez-vous de Soeur Emmanuelle : « En 1993, je rentre en France. Choc terrible : la morosité court partout, on ne se regarde pas, on ne se parle pas, on ne se connaît pas. Pendant ce temps, la joie chante là où l’on vit sans eau, sans électricité, sans loisirs, mais dans la fraternité quotidienne. Bonheur, où loges-tu ? Dans l’abondance des biens ou dans la relation, dans la fraîcheur du cœur à cœur ?  »

P. Sonet
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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 07:00
Les pèlerinages des célibataires sont organisés à la basilique du Sacré-Coeur de Montmartre... Certains pèlerins ont décidé de donner leur temps et de partager leur foi en ce lieu consacré, et ce pour leur plus grande joie. Qui côtoie les Soeurs bénédictines découvre la joie et le sourire :) Préparez son célibat pour réaliser sa vocation au mariage réside en ces temps de prières indispensables pour réfléchir au sens donné à sa vie. Nous vous recommandons la lectio divina sur les épîtres de saint Paul, retransmises en direct sur Radio Notre-Dame. Les épîtres de saint Paul sont très présentes dans les livrets de mariage et une certaine épître aux Corinthiens nous montre le chemin vers la charité.

Des activités et des temps forts en ce début d'année 2009 :

Au Prieuré de Béthanie, à Baru (78)

Les pèlerinages...

Dimanche 25 janvier 2009, pèlerinage le jour de la fête de la conversion de saint Paul. Plus d'informations sur le site de l'association du Père Le Guillou, O.P. (dominicain) et le programme 2008-2009.
08h00 Départ en car depuis Paris
10h15 Temps de prière à la chapelle du Prieuré et confessions
11h00 Eucharistie avec le Père Dominique Lamarre
12h15 Déjeuner
14h00 Conférence du Père Lamarre : "De quel bonheur pouvons-nous être comblés ?"
15h30 Temps d'Adoration guidée à la chapelle, confessions ou montée en pèlerinage
16h30 Courte marche vers la tombe du Père Le Guillou
17h15 Départ en car vers Paris
18h30 Arrivée à Paris

Dimanche 12 juillet 2009, pèlerinage des vocations
Programme à venir

Les retraites... (week-ends ou une semaine)

Du samedi 24 au dimanche 25 janvier 2009 : "Ecclésiastique"
Du samedi 21 au dimanche 22 mars 2009 en Carême : "La Sagesse"
Du samedi 30 au dimanche 31 mai 2009 à la Pentecôte : "L'accomplissement de la Sagesse de Jésus"
Du lundi 6 juillet au samedi 11 jullet 2009 : "Etre catholique ? Vivre dans la lumière de Dieu"

Les homélies du Père Le Guillou sont disponibles sur le site, véritable guide de la foi.

Pour toute demande d'information sur ces temps forts , merci d'envoyer une enveloppe timbrée à votre adresse et de l'adresser à :
Association Père Marie-Joseph Le Guillou o.p.
Prieuré de Béthanie
78270 Blaru
Tél. : 01 34 76 21 39 / Fax : 01 34 76 22 62
Email : ora@mjleguillou.com


A la basilique du Sacré-Coeur de Montmartre : sanctuaire jubilaire pour l'année saint Paul

Toutes les dates sont disponibles dans la rubrique "Annonces"

Vendredi 23 janvier 2009 : Veillée d'adoration
Pélerinage Jubilaire pour les Jeunes (18-30 ans) en cette année saint Paul, avec les Soeurs Bénédictines du Sacré-Coeur de Montmartre
20h Introduction à la demarche jubilaire et préparation de la veillée
21h Démarche jubilaire et veillée d'adoration
22h Messe

Tous les vendredis à 15h00 : Journée jubilaire, avec messe et parcours jubilaire.

Chaque premier vendredi du mois à 15h00 :
Journée de récollection, avec messe et procession eucharistique (durant le Carême : Chemin de croix) et parcours jubilaire.

Lectio divina ouverte à tous, un dimanche par mois :  « Découvrir saint Paul dans ses épitres »

Journée jubilaire à la suite de saint Paul autour de la Parole de Dieu avec le Père Henry de Villefranche, professeur d’exégèse à l’Ecole cathédrale

Dimanche 25 Janvier 2009 : "Le ministre de la Réconciliation", Romains 9-11 et Actes des apôtres 15
Dimanche 15 Février 2009 : "La fidélité aux communautés", Actes des apôtres 16-19 et Colossiens 1
Dimanche 15 Mars 2009 : "La connaissance de Dieu", Actes des apôtres 17 et Romains 1-3
Dimanche 26 Avril 2009 : "Se laisser guider par l’Esprit", Actes des apôtres 19-21 ; Romains 5 et 1e aux Corinthiens 13-14 
Dimanche 17 Mai 2009: "La vie nouvelle dans le Christ", Romains 6-8 ; 1 aux Corinthiens 15 et Actes des apôtres 27-28
Dimanche 7 Juin 2009 : "Conclusion de l'année"

Déroulement de la journée
9h45   Travail en groupe – Lectio Divina avec le Père Jean LAVERTON, Recteur de la Basilique
11h00 Messe solennelle
14h00 Conférence par le Père Henry de Villefranche
16h00 Vêpres solennelles suivies d’une conférence par le Père Henry de Villefranche,
             avec retransmission en direct sur Radio Notre-Dame.

Renseignements et inscriptions :
Maison d'accueil Ephrem
35, rue du Chevalier de la Barre
75018 Paris
Tél. : 01 53 41 89 09
Email : adoremus@sacre-coeur-montmartre.com
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24 novembre 2008 1 24 /11 /novembre /2008 08:00
L'équipe du blog réfléchit sur le célibat. La construction du couple est très présente dans notre réflexion. Considérer la rencontre comme une fin en soi est commettre une erreur d'appréciation de première importance. Tout ce que vous construisez est le reflet de votre perception du monde et de vos rapports humains.

Quand il y a échec, vous n'êtes pas obligé(e) de vous voiler la face ("c'est la faute à l'autre"), ou de culpabiliser ("c'est ma faute") ou d'y voir un signe de la Providence ("Dieu en a décidé à ma place"), voire de cesser d'aimer ("je ne vaux rien", "cela n'est pas fait pour moi", "personne ne m'aime", etc.).

S'aimer soi-même. C'est indispensable!!! Jésus-Christ est Amour. Où lit-on dans les Evangiles que Jésus-Christ se déteste, ne s'aime pas, se néglige ? Nous vous mettons au défi de trouver une  citation des Evangiles qui relate un tel état d'esprit. La prière de saint François d'Assise aide à construire son coeur d'Amour.

Très souvent, les couples heureux se construisent dans le partage et l'écoute,  dans la durée, dans l'humilité, dans l'acceptation de son promis ou de sa promise dans ses qualités et ses défauts, et de les aimer ;) L'Amour véritable est d'aimer les défauts, les siens et ceux de l'être aimé ;)

Autrement dit, si vous êtes égocentrique, incapable d'écouter une opinion contraire à la vôtre, pressé(e) de hâter le mariage, orgueilleux(se) et en recherche de perfection humaine, voire incapable de vous prendre en charge vous-même, vous êtes donc figé(e) sur place depuis et pour plusieurs années.

Car, en ces temps d'individualisme exacerbé, les comportements en société se sont modifiés. Qui d'entre nous ne s'est pas posé la question : "Cela vient de moi? ou bien est-ce la société qui a changé?". La réponse se situe à mi-chemin entre des habitudes persistantes dont il faut se défaire et une société de la communication qui n'est pas celle du partage.

Voici une référence bibliographique qui ouvre une série d'articles au sujet du couple. Votre réflexion sur l'après-célibat dépend aussi de la force de votre foi.... Soyez des bâtisseurs. Bonne lecture !



Le couple à l'heure de l'individualisme
par Christophe Giraud et Sarra Mougel
La Documentation française, Problèmes politiques et sociaux n°948, Mai 2008.
20 pages, 16x24 cm. ISSN : 0015-9743

Résumé de l'éditeur : Les transformations et les évolutions du couple dans un contexte d'individualisation des valeurs : résistance ou adaptation ?

Certains voient dans le couple une institution en sursis. L'effacement du droit en matière de conjugalité, dont le divorce sans juge est l'exemple le plus récent, en serait un indice supplémentaire. Il n'en reste pas moins que la reconnaissance légale de la vie à deux demeure une demande très forte. Huit couples sur dix sont mariés et la légalisation des partenariats s'est même imposée au sein de la communauté homosexuelle, pourtant souvent très critique vis-à-vis du modèle familial.

Que devient alors le couple dans un monde de compétition et d'individualisation des comportements, des performances et des résultats, dans une société où l'émancipation de la femme a transformé les rôles sociaux traditionnels, où la discussion et la justification des décisions et des règles sont devenues centrales ? Pourquoi vit-on encore majoritairement en couple dans les sociétés individualistes contemporaines ?

Dans sa revendication à être considéré comme un individu autonome et singulier, chacun a besoin du regard et de la validation d'autrui. Aussi, avec la montée de l'individualisation, le couple devient-il le lieu central de la construction des individus et reste-t-il aujourd'hui encore une valeur désirable pour la majorité des individus.
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  • : Célibataires chrétiens: en route vers le Mariage
  • Célibataires chrétiens: en route vers le Mariage
  • : Ce blog apporte du sens sur la question du célibat des chrétiens/chrétiennes qui ont vocation à se marier religieusement et à fonder une famille chrétienne. Le blog répertorie les sites, les documents, propose la découverte de témoignages vécus sur le célibat chrétien non-consacré et apporte son grain de sel (de la Terre) sur cette question ô combien délicate. Frères et Soeurs, nous sommes plusieurs à vivre ce chemin de Vie qui nous fait franchir les difficultés pour mener au bonheur.
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