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15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 08:00

Troisième première partie de l'ntervention de Madame Bernadette Chovelon, des Equipes Notre-Dame, lors du pélerinage des célibataires du 27 septembre 2009 à la basilique du Sacré-Coeur de Montmartre. Un mariage ça se construit, en choisissant son futur conjoint (sans forcément chercher trop a priori à faire passer la personne qu'on rencontre au crible d'une grille de notation...) et en cherchant à le/la comprendre et à partager ensemble. Bonne lecture!

 
 

3. Un mariage cela se construit. Et en premier en choisissant bien son futur conjoint 

 

Je mettrais comme critères :

Le désir très grand de fidélité jusqu’au bout.

L'acceptation d'un engagement: Le mariage repose sur un engagement l' un vis à vis de l'autre. Si l'un des deux refuse cet engagement, cela veut dire implicitement : « si un jour je trouve mieux que toi, je veux garder ma liberté ». Ou bien « cela me fait peur de passer toute ma vie avec toi ». Ce ne sont pas des garanties de bonheur.

L’attention aux autres, l’ouverture aux autres, à leur écoute, à leurs besoins. Avec quelqu'un d’égoïste, on est sûr d’être malheureux un jour ou l’autre.

Accepter son, conjoint tel qu'il est avec sa personnalité et son caractère. Ne pas s'imaginer qu'on va le faire changer parce que l'on est son mari ou sa femme.


Avoir à peu près les mêmes points de vue sur l’argent, les relations avec famille et belle-famille, l’éducation des enfants etc., sur des questions aussi importantes cela se construit avant de s’engager pour la vie .


Ne pas s‘ennuyer ensemble et pour cela partager un certain nombre de goûts d’aspirations intellectuelles et spirituelles. La mort du couple, c’est l’ennui, la routine ; son dynamisme ce sont les projets en commun.


Avoir des projets en commun
 : Très important. Parce que si vous vous n'avez pas de projets en commun dans votre couple il y en a d'autres qui forcément en auront pour vous ne seraitce que dans la vie professionnelle; les projets en commun dans le couple doivent être plus séduisants que les projets en commun avec d'autres dans la vie professionnelle.


Comprendre le langage de l’amour de l’autre.
qui n’est pas forcément le mien. Vouloir rejoindre son moi profond. (poupées gigognes : « le moi profond de chaque être est au fond, celui qu’ on ne voit pas et qu’on découvre en prenant la peine de le dépouiller » affections, pensées, sensibilités, sexualités). Quand deux moi profonds se rejoignent et communiquent, c’est l’amour.

 

 

 

Ne pas confondre le désir sexuel et l’amour. ( «  Sabine Azéma qui disait récemmennt à la radio : « le désir c’est plus exaltant, beaucoup plus beau que l’amour ». )

Il ne faut pas croire que le vagabondage sexuel de la jeunesse cessera complètement le jour où on sera marié. Il s’imprime dans l’inconscient. Tôt ou tard la tentation reviendra un jour si on n’a pas une très grande vigilance  et une très grande prudence.

 

Le mariage c'est avant tout un don de soi à l'autre. Le don a toujours un double aspect.

On se donne
On accueille le don de l'autre

 

Commentaire du blog : "Quand deux moi profonds se rejoignent et communiquent, c’est l’amour." Voici la réponse à toutes vos questions. Que dire de plus? Respecter et écouter votre boussole intérieure, et apprenez à faire confiance au fur et à mesure. Tout demander d'un bloc, tout donner d'un bloc, c'est commettre une grave erreur et préparer le terreau de la déception. Erreur irréparable car vous aurez entretenu dans l'illusion votre futur conjoint(e) que vous lui garantissiez le bonheur, la réalité vous rattrapera. La chasteté implique de ne pas traiter son prochain en objet (de désir, d'affection), ni de se considérer comme tel/telle.

Sommaire de l'intervention :
Partie 1 : "A quoi bon se marier?"
Partie 2 : "Construire son mariage sur le roc"
Suite de l'article :
"Construire son couple avec l'aide du Seigneur", partie 4 

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 08:00

Deuxième première partie de l'ntervention de Madame Bernadette Chovelon, des Equipes Notre-Dame, lors du pélerinage des célibataires du 27 septembre 2009 à la basilique du Sacré-Coeur de Montmartre. Bonne lecture!

POUR QU'UN MARIAGE SOIT SOLIDE IL FAUT CONSTRUIRE SUR LE ROC

Pour construire sur le roc il faut mettre tous les atouts dans son sac.

 

2. Se construire intérieurement personnellement.


Pour construire sa vie personnelle, il faut déjà ne pas la détruire. C’est très facile de la détruire ; les petits ennuis de la vie quotidienne s’en chargent. Et c’est là que la volonté intervient. Il y a un principe qui pour moi est vital : ne jamais s’angoisser pour les choses dont on ne souviendra plus 48 heures plus tard. Un deuxième principe l’est tout autant : quand on a en perspective quelque chose qui vous ennuie : un coup de fil à donner, un RV à prendre, une lettre à répondre, le faire tout de suite pour ne pas se tracasser la vie avec cette perspective. On se détruit inutilement.


Pour se construire il faut aussi donner un sens aux gestes de la vie
 : par exemple, dans un geste aussi banal et aussi quotidien qu’ éplucher des légumes, je peux le faire en disant : « quelle barbe » ; ou « il faut bien manger quelque chose » mais aussi je peux dire : « je le fais avec tout mon amour pour le plaisir et la santé de ceux qui seront à ma table ». Cela change tout.

On se construit soi-même en premier par l’amour qu’on donne aux autres : cet amour passe toujours par les gestes et les attentions de la vie quotidienne qu’on donne aux autres. Plus on est tourné vers les autres, vers le service, plus on se construit.

On se construit aussi en s’enrichissant intellectuellement et spirituellement chaque jour. Dans nos vies si agitées ce n’est pas toujours facile de trouver du temps pour cela et pourtant c’est essentiel. Je prends l’exemple de la radio ou de la télévision : il y a du bon et du mauvais. Quand on voit qu’une émission est nulle, sans intérêt, qu’elle n’apporte rien, ou même qu’elle vous abaisse, il faut avoir le courage de fermer ou de passer à autre chose qui puisse vous enrichir intellectuellement. Rester devant des images qui défilent sans rien vous apporter, détruit inutilement.


Il faut avoir des centres d’intérêt personnels
 ; les cultiver, s’y intéresser ; cela construit intérieurement et cela construit les autres car on peut leur en parler, leur ouvrir l’esprit, les enrichir intellectuellement. Si on ne sait parler que de l'augmentation du prix du fromage, des faits et gestes des voisins, ou même que de son travail, on n'a pas de centres d'interêt personnel et très vite les autres s'ennuient avec vous ;
L’ouverture aux autres, l’attention aux autres, l’écoute des autres sont aussi des critères importants qui aident à se construire. Quelqu’un qui reste replié sur lui-même, qui ressasse continuellement ses petits problèmes personnels, qui les rumine, qui s’y complait, qui cherche dans son passé tout ce qui lui a fait mal et ne parle que de ça, ne se construit pas. Il se détruit peu à peu.


Si on est chrétien on a un moyen extraordinaire pour se construire : tout simplement suivre les préceptes psychologiques donnés dans la lecture de la parole de Dieu. « Lève-toi et marche » ; « A chaque jour suffit sa peine ». « Lève les yeux vers le Seigneur et éclate de joie » . « Je vous ai mis à cette place afin que vous portiez, que vous donniez du fruit et que votre fruit demeure » . « Servez le Seigneur dans l’allégresse » « Je suis le chemin » « Celui qui me suit ne marche pas dans les ténèbres » « Vous êtes le sel de la terre, etc. Tous les jours, que ce soit dans les lectures, dans les psaumes ou dans les évangiles il y a une phrase à retenir, une phrase qui vous construit. ( là je les ai prises comme exemples dans le Prions en Eglise du mois de mai, mais vous en trouverez tous les jours.). Le Père Guy Gilbert dit que tous les jours il en retient une qu’il note sur un post-it et qu’il colle sur la porte de son frigo pour ne pas l’oublier ; c’est sa manière de se construire spirituellement. La parole de Dieu construit jour après jour notre «homme intérieur », notre « moi profond » en lui apportant chaque jour une parole de paix, de confiance, d’espérance,
de joie, d’amour. Ces paroles entrent dans notre cœur ; elles nous construisent, elles nous équilibrent, elles nous rendent plus forts devant les événements de la vie.


Je crois que tous, qui que nous soyons nous devons de temps en temps prendre un peu de temps pour nous arrêter un moment dans notre vie et nous demander 
: Est-ce que en ce moment je me construis ou est-ce que je me détruis ? Qu’est- ce qui me détruit ? Comment je peux y remédier ? Ce sont toujours des choses très concrètes qui vous détruisent ; le retard pour tout, le désordre, le coucher trop tardif, etc. A chacun de trouver.


Commentaire du blog : "A chacun de trouver"... sa voie intérieure, d'écouter sa personnalité, de se connaître, respecter ses goûts et ses choix personnels. Ne plus s'excuser d'être soi-même, de préférer sa foi aux produits de consommation, de préférer la famille à l'égoïsme ambiant, et surtout d'effacer ces stéréotypes sur le célibat. Nous ne sommes pas dans l'attente d'une rencontre (quoi que c'est le piège dans lequel les célibataires tombent le plus facilement), nous sommes dans la joie de croire en Dieu et d'espérer nous unir à notre bien-aimé(e). Peut-être l'avons-nous déjà rencontré? Peut-être la relation s'est-elle terminée? Peut-être recommencera-t-elle avec lui/elle ou une nouvelle personne? Toutes les expériences passées nous aident à faire les bons choix, surtout si nous avons commis des erreurs en début de parcours  Les échecs font partie de la vie (dur à lire, pas facile à écrire), les refuser, c'est prendre le risque de s'y enfermer. La vraie liberté est d'abord intérieure...

Sommaire de l'intervention :
Partie 1 : "A quoi bon se marier?
Suite de l'article : "Bien choisir son futur conjoint"

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Published by celibataire catholique - dans Célibat en vue du mariage
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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 23:29

Voici la première partie de l'ntervention de Madame Bernadette Chovelon, des Equipes Notre-Dame, lors du pélerinage des célibataires du 27 septembre 2009 à la basilique du Sacré-Coeur de Montmartre (d'après le document préparatoire qu'elle nous a aimablement transmis). Bonne lecture!

1. A quoi bon se marier ?

C'est une bonne question que vous vous posez tous puisque vous êtes ici aujourd'hui. A quoi bon se marier si c'est pour divorcer dans cinq ou six ans avec toutes les souffrances que cela représente. A notre époque le mariage est si fragile, les divorces sont si nombreux et souvent si imprévisibles que je comprends bien que l'on puisse se poser des questions et ne pas oser s'engager pour toute la vie. Cela peut faire peur. La vie actuelle n'est pas faite pour l'équilibre des couples et des familles, il fait bien le reconnaître. Nous avons tous mille exemples autour de nous, dans la vie, dans les films, dans la vie professionnelle, etc., je n' insiste pas.

En réalité tout dépend de l'idée que l'on se fait du mariage.

Actuellement tant de gens disent : « On va faire un bout de chemin ensemble et le jour où cela n’ira plus on se séparera ». Si on part avec ce principe, on est à peu près sûr que cela ne tiendra pas. Et avec la vie actuelle, les tentations de la vie et les occasions à portée de main sont de plus en plus faciles, nombreuses et accessibles à tous et à toutes par tous les moyens. (exemple du Film d’Anna Gavalda : Je l’aimais).


Il y a mille raisons qui, au départ, font qu'on peut dire que le mariage pourra être un échec :

Si l'amour est basé surtout sur l'attirance sexuelle ou la fierté de pouvoir sortir avec une belle femme ou un bel homme.

Si on a des habitudes de vie de vieille fille ou de vieux garçon et qu'on se dit: « Je vais garder mes habitudes et il faudra bien que l'autre s' habitue à moi .

Si on continue à vivre en célibataire quand on est marié.

Trop de différence d'âge, d'éducation, de culture... 


Commentaire du blog : A savoir que c'est avant le mariage qu'il faut poser les fondations. Après l'échange des consentements, il est difficile de réparer ce qui n'a pas été fait. Les hommes et les femmes qui se marient trop vite l'apprennent à leurs dépends, car ils se sont trompés (eux-mêmes et l'un l'autre) tout en portant préjudice au sacrement du mariage. Prenez le temps d'apprendre à connaître votre futur conjoint, respecter non pas les étapes dans l'ordre, mais bien le temps nécessaire, voire indispensable, pour sédimenter les fondations. Nous vous le redisons, en allant trop vite, les erreurs seront irratrapables.

Suite de l'article  : "Construire son mariage sur le roc", partie 2
 

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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 07:01
La Fédération Protestante de France organise le week-end du 1er novembre un grand rassemblement à Strasbourg en cette année du 500e anniversaire de la naissance de Calvin.
Parmi les conférences données le samedi 31 octobre 2009 certaines concernent les célibataires en tant que tels ou futurs couples et parents:
Peut-on louer son ventre ? Une grossesse, 3 à 5 parents possibles !
Hommes et femmes : des compagnons égaux et très différents !
Couple, famille, société : la crise est-elle un échec ?
S'engager encore pour l'école publique ? (comme parent d'élève)
La liberté dans le couple
Vie de solo, en-vie ou en manque ? ("solo" étant le terme employé pour les personnes vivant seules, célibataires ne vivant pas en couple mais aussi séparées, divorcées, veufs-veuves, ...)
Peut-on bénir les couples homosexuels ? Et vous, qu’en pensez-vous ? (nous? que le mariage c'est un homme et une femme... ceci dit, ça peut être un départ de réflexion...)
Parents d’ados : mission impossible ?
La fidélité : mise à l’épreuve ou mise à la preuve ? Une question protestante ?
Les secrets de famille

Et aussi au long de la journée -cf. plus haut dans le programme-:
-Permanence d'écoute de conseillers conjugaux et familiaux-
  Service de la pastorale conjugale et familiale
  Service Eliézer de La Cause

-prières avec Taizé et diverses communautés protestantes - Pomeyrol, Diaconesses de Reuilly,...


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12 septembre 2009 6 12 /09 /septembre /2009 20:56
En lisant cet article (100% profane, en dépit d'une illustration photographique très catho), les idées reçues sur l'engagement s'appliquent aux femmes (qui sont en recherche de leur moitié-élu de leur coeur-prince charmant des contes de fées)... mais aussi aux hommes (qui sont à la recherche de leur moitié-élue de leur coeur-princesse charmante des contes de fées). Nouveau métier à la mode "coach spécialiste des questions amoureuses"... Remettons-nous en confiance à saint Paul qui nous éclaire sur le couple chrétien.
Après tout, dans les Eglises chrétiennes, toujours à la pointe de la modernité, nous avons depuis longtemps nos propres "coachs" : prêtre, pasteur, pope
.


"5 idées fausses sur l'engagement"

Affirmation : On peut tout à fait s'engager du jour au lendemain
FAUX S'engager trop vite n'est pas une bonne chose. "Certaines femmes (...) se disent que ça y est, elles ont trouvé l'homme de leur vie. Elles se laissent éblouir et veulent aller trop vite. Mais il ne faut pas oublier une chose importante : pour qu'un couple ait une chance de fonctionner, un minimum de trois connexions (spirituelle, émotionnelle, intellectuelle ou physique) est indispensable. Et cette découverte demande un peu de temps.", indique Florence Escavarage, coach spécialiste des questions amoureuses.
 
Affirmation : Il y a des engagements plus difficiles que d'autres
FAUX Pour certains se marier ne sera pas un choix difficile à prendre alors que pour d'autres il faudra plus de temps et de réflexion avant de sauter le pas. Chacun, selon son histoire, ses désirs donne à l'engagement sa définition personnelle. Quels que soient les exemples d'engagements amoureux, du simple week-end passé ensemble à la présentation à la belle famille en passant par l'achat d'une maison, l'idée est toujours la même : "Trouver ensemble un terrain de confiance qui satisfait les deux partenaires", précise Marie Borrel.

Affirmation : Mieux vaut attendre l'homme idéal avant de s'engager
FAUX C'est une excuse pour ne pas s'engager. Croire qu'il y a toujours un homme parfait qui nous attend quelque part est une croyance idéaliste et immature. Le fait de croire au prince charmant peut nous faire passer à côté d'histoires épanouissantes et riches. Cela peut aussi être un prétexte pour continuer à papillonner.

Affirmation : Si je ressens moins d'intensité dans mon couple ou qu'il y a un accroc, pas question de s'engager. C'est que ce n'est pas l'homme de ma vie.
FAUX Ce jugement préconçu reflète une croyance erronée : celle de l'amour passionné. Pour certaines femmes, l'état amoureux et le doute ne sont pas compatibles. Mais une relation de couple n'est pas quelque chose de fluide, d'évident. Résultat : dès que la passion s'essouffle ou qu'un désaccord pointe le bout de son nez, elles en concluent que la relation ne marchera pas. Cette période de doute est pourtant normale. Il faut simplement apprendre à la gérer avec sérénité.

Affirmation : Un homme avec des parents divorcés aura toujours du mal à s'engager
FAUX S'il est vrai que le modèle familial compte dans nos comportements amoureux, et que les enfants de divorcés ont plus de chance de divorcer, il reste que certaines personne mettent un point d'honneur à réussir leur vie de couple et font le maximum pour ne pas reproduire le modèle du couple parental.
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Published by celibataire catholique V - dans Célibat en vue du mariage
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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 07:00
Voici un de ces articles sur le célibat qui donne envie de lire ailleurs. C'est même caricatural ("épaules voûtées, regard fermé, démarche lourde", le métier de Pauline la fatigue peut-être beaucoup, et non pas uniquement son célibat), parce que raser les murs... tout de même, c'est un peu poussé.  A priori, il s'agit du Centre Saint-Hugues de Biviers, qui jouxte le parc national des Alpes (à vérifier tout de même auprès des organisateurs) Au pèlerinage des célibataires du Sacré-Coeur de Montmartre, à Paris, les regards sont différents : on y voit de la foi, du partage, de l'amour et de l'espérance. Il en est de même à Sainte-Anne d'Auray et d'autres lieux de pèlerinages pour célibataires.
Entre les préjugés et la réalité, le ou la célibataire n'est pas toujours celui ou celle que les autres croient  Faire son plateau-repas pour soi-même, c'est certes pénible chaque soir. Justement, cela pousse à fortifier sa vocation au mariage Autre point, l'inquiétude palpable de la famille et/ou les interrogations dubitatives des amis génèrent des blocages plus que du partage.
Telle une montagne d'obstacles à franchir pour la rencontre, le mieux est d'en parler avec celles et ceux qui vivent la même situation. Vous sentirez le soulagement d'entendre quelqu'un exprimer ce que vous pensez, et vous dire en vous-mêmes : "Non, je ne suis pas seul !"

Conseil du jour : Donner une priorité à pérenniser vos nouvelles relations d'amitié, que ce soit avec des hommes ou avec des femmes. Enchaîner les rencontres sans maintenir un lien signifie une grand part d'égoïsme ou, pire, une volonté à être performant
dans votre quête sentimentale (blog profane avec un regard pertinent sur certains aspects de la vie). Halte à la performance! Dites oui à l'Amour de Dieu

Cas de conscience :
C'est parfois si dur d'être seul

Il arrive que nous éprouvions le sentiment que notre vie se dirige vers une impasse : encore célibataire, sans enfant, pas bien dans notre peau, sans grand avenir professionnel… Nous sommes tentés de nous dire alors : «Tout cela, c’est de ma faute». Sommes-nous bien justes avec nous-mêmes? En partenariat avec Croire aujourd'hui, la réponse du Père Claude Charvet, jésuite.

Pauline arrive à la session pour célibataires de 35-50 ans, épaules voûtées, regard fermé, démarche lourde. Elle a 39 ans, est professeur des écoles, avec une licence d’histoire. Elle est la seconde de la famille et elle a trois frères. Elle est heureuse dans sa classe, à l’aise avec les enfants de moyenne section : elle aime initier, éveiller les enfants à la nature, aux histoires qui donnent envie de grandir en s’appuyant sur ses parents, ses frères et soeurs, ses camarades…

Sa mère se fait du souci pour elle

Mais depuis quelque temps, quand elle sort de l’école, elle rase les murs, elle fuit les contacts, elle n’arrive plus à faire confiance ni aux autres ni à elle-même. Elle ne se supporte plus dans sa position de seule fille de la famille avec trois frères très sportifs, fanatiques de rugby, jouant en club, constamment en bande ludique au verbe fleuri... Depuis toujours, ils l’ont à la fois protégée comme leur petite soeur, mais ils ne lui laissent pas beaucoup d’espace pour qu’elle trouve sa façon d’être femme, de dire ses intuitions, d’avoir des amies à elle, a fortiori des camarades hommes non sportifs. Certes elle est la fille de la famille : son père est fier d’avoir une fille calme, attentionnée, sérieuse dans un métier stable. Sa mère se fait du souci pour elle car elle ne voit plus comment l’aider à sortir de son isolement, comment elle pourrait rencontrer enfin l’homme de sa vie. Pauline ne sait plus où elle en est : comme elle a un petit salaire, elle ne peut pas se payer des loisirs qui lui feraient rencontrer beaucoup de gens ; elle pense qu’elle n’est pas belle physiquement par rapport à ses belles-soeurs, elle n’a plus aucune assurance dans son identité de femme. Elle ne peut plus aller à une fête de famille sans que toutes les tantes posent la question de son célibat… et tous les cousins qui ont des enfants. Insupportable !
Les dernières occasions de rencontrer des hommes avec qui faire un bout de chemin ont été gâchées : trop de complexité chez celui-ci déclenchant une peur panique en elle, pas moyen de trouver du temps avec celui-là car son travail occupe toute la place, les propositions les plus insistantes viennent d’hommes mariés ou nouvellement divorcés. Pour elle, il n’en est pas question… Elle se sent coupable de tout ce qui arrive dans sa vie : pas d’homme, pas d’enfant, pas bien dans sa peau de femme, pas de grand avenir professionnel… L’horreur absolue!

Comme si ses sens s’éveillaient

Une session pour célibataires réunissant autant d’hommes que de femmes va rouvrir plusieurs fenêtres dans cette vie bloquée. D’abord, il y a trente personnes, et d’un seul coup un nouveau tissu relationnel à découvrir, une chance pour sortir de sa coquille. Trois à cinq heures de marche par jour dans un parc national des Alpes : l’effort physique, la beauté des montagnes, les odeurs du sous-bois, la fraîcheur des lacs font oublier les itinéraires habituels, assurent une stabilité extérieure qui allège les poids lourds intérieurs. Dès le premier jour, il est proposé que la première heure de marche soit silencieuse avec un texte biblique : même si ce n’est pas une « prière », Pauline prend le temps d’écouter les sonorités de la rivière et le chant des oiseaux, de s’émerveiller devant la flore multicolore, de sentir sous ses pas la douceur de l’herbe ou la rugosité des rochers… Des refrains d’enfance s’invitent à fredonner : Colchiques dans les prés, Pourtant, que la montagne est belle… Le fait de prendre en charge la cuisine, la vaisselle et la propreté de la maison pendant une semaine lui était apparu effrayant : « Des repas à plus de trente alors que je suis habituée à me faire des plateaux-repas pour moi toute seule… ». Mais, finalement, préparer à plusieurs, se donner des idées pour présenter, décorer, améliorer devient presque un jeu détendant, une façon de faire plaisir aux autres…

Elle n'est pas la seule à dire ses peurs

 Pauline apprécie le temps quotidien de rencontre par petits groupes de six sur un sujet précis permettant d’aborder les questions qu’elle se pose : chacun prend le temps d’écrire ce qu’il va dire, cela permet d’écouter mieux celui qui parle. Petit à petit dans le groupe, la qualité d’écoute s’approfondit, la parole personnelle devient plus engagée : elle peut aborder sa difficulté à s’accepter comme femme au milieu de ses trois frères et même les questions de sexualité; le fait de pouvoir d’abord en parler entre femmes lui permet de découvrir qu’elle n’est pas la seule à trouver les mots simples pour dire sa sexualité, son désir puissant de devenir mère, sa peur de s’engager dans la durée avec un homme… Elle entend les échecs, les ruptures et les aides possibles pour sortir de sa culpabilité que développe avec pudeur Catherine. C’est comme une bouffée d’oxygène. En reprenant son expérience avec elle pendant la marche dans la montagne, Pauline voit mieux comment elle peut se faire aider psychologiquement : ce n’est pas une tare d’aller chez le psy, ce n’est pas une fatalité d’être née dans une telle famille…

Elle a déjà une vraie fécondité

Elle perçoit mieux aussi ce qui est du domaine spirituel : comment elle est aimée par un Dieu qui la veut libre, comment elle peut répondre à cet amour de façon personnelle et non pas en ayant peur du regard des autres ou d’un Dieu scrupuleux… En reprenant  ’avant-dernier jour l’ensemble de la démarche avec son groupe de parole, elle perçoit qu’elle a bien un chemin à elle à inventer, qu’elle peut porter les événements de sa vie non plus comme un fardeau impossible à traîner, mais qu’elle peut se faire aider ; elle se rend compte qu’elle a déjà une vraie fécondité quand elle éveille les enfants de sa classe à la confiance et à la vie, même si elle a toujours une furieuse envie de porter des enfants en elle. Elle peut compter sur les autres pour passer les moments difficiles : un projet de se retrouver au réveillon de fin d’année, des adresses mail qui donnent des nouvelles, des récits bibliques ou textes poétiques qui donnent des mots qui ouvrent.

Quelque chose de léger

Le dernier jour, grande ballade de 6 heures. Le corps est plus léger et plus entraîné, il fait beau, le soleil avale les derniers nuages, tous les sommets se dégagent : le panorama est vraiment sublime avec la possibilité de voir très loin et de nommer des sommets ; c’est un vrai cadeau qui ouvre des horizons intérieurs. Pauline goûte ces moments simples où elle peut partager le pique-nique, prendre les photos, recevoir un geste d’amitié sans peur, échanger des regards en liberté. Bien sûr, il faudra redescendre de la montagne, reprendre le chemin de la maison, retrouver les enfants de l’école, les collègues… Mais il y a quelque chose de léger en elle, comme si elle avait retrouvé des sources. Elle retient dans son coeur cette phrase du poète portugais Fernando Pessoa : «Chacun de nous appareille vers lui-même et fait escale chez les autres» (Le Livre de l’intranquillité, Christian Bourgois, 1999).

Source : Croire.com
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12 juillet 2009 7 12 /07 /juillet /2009 09:07
Je ne suis plus célibataire, mais je l’ai été!
  1 Juin 2006

Top Féminin vous propose ce mois-ci juin 2006) un dossier sur l'ex-célibat. Non, le célibat n'est ni une tare, ni une fatalité. Plusieurs ex-célibataires témoignent de la façon dont Dieu les a sorties de ce célibat qui leur pesait tant.


Je ne suis plus célibataire, mais je l'ai été

par Séphora Boukorras

 

Le jour de mon anniversaire, une personne que j’aime beaucoup me souhaite bon anniversaire et conclut par ceci : « A ton âge, j’étais marié et j’avais déjà 2 enfants! »


Phrase anodine pour lui, mais pas pour moi! Encore une fois j’essayais de garder le sourire, mais à l’intérieur mon cœur pleurait à cause de cette solitude!


Etre célibataire de nos jours n’est pas chose facile, résister à la tentation, aux sollicitations extérieures, vaincre la crainte de rester seule toute sa vie…autant de choses qui peuvent nous emmener vite dans cet engrenage de désespoir.


Je ne compte même plus le nombre de fois où je suis rentrée chez moi en pleurant suite à des réflexions ou des maladresses de mes amies.


Les phrases du genre « Fais de l’Éternel tes délices… » ou « Avec Dieu on est jamais seul » étaient insupportables pour moi.


J’avais cette impression d’être anormale autant à l’université où mes amies me demandaient quel était mon problème de ne pas avoir de copain allant même jusqu’à me demander si j’étais homosexuelle!


A l’Église on me récitait des versets que je connaissais par cœur. Partout où j’allais j’étais mal à l’aise croyant que j’avais un problème! Je suis trop comme ça ou pas assez comme ça…


Je me souviens d’un ami qui un jour m’a donné un prospectus annonçant une soirée spéciale célibataires!


Chaque fois que je rentrais chez moi, c’était ces questions qui revenaient « Quand Seigneur? »


Je me suis laissée ronger par cela pendant des mois, malgré mon jeune âge, je me voyais comme un cas désespéré!


Mais Dieu avait tout prévu…


Les sorties en couple, les mariages ou fiançailles de mes amies suivis de cette fameuse question « alors et toi c’est pour quand? », j’en arrivais même à éviter certaines sorties ou fréquentations pour ne pas souffrir.


Si tu vis en couple et que tu as une amie célibataire entoure-la, prie avec elle et pour elle, encourage-la, mais ne lui raconte pas tes problèmes de couple…elle aurait tellement envie d’avoir quelqu’un elle! Et elle ne comprendrait pas car moi je trouvais cela du gâchis! Je pensais « Elle ne sait pas la chance qu’elle a d’avoir quelqu’un! ». Si la vie de couple a ses défis, la vie de célibataire en a aussi!


Si toi tu es cette femme qui attend patiemment la volonté de Dieu, dis toi que Dieu a un plan PARFAIT pour ta vie!

Trouver quelqu’un c’est facile, mais se laisser guider par Dieu pour rencontrer celui qu’il t’a destiné demande de la patience, de la persévérance et de la foi!


Si tu as ce désir de te marier, tu vas te marier! Dieu ne te laisserait pas nourrir des désirs pour qu’ils soient insatisfaits et qui te rendent malheureuse!


N’est-Il pas Celui qui désire ton bonheur plus que n’importe qui? Si tu avais le don du célibat, tu le saurais!


Ne t’inquiète pas de ce qui va t’arriver, mais laisse Dieu agir pleinement!


Tu n’as pas échoué! Ne laisse pas l’ennemi te faire croire que ta vie est ratée ou alors qu’il est trop tard!


Aie foi en Dieu, mets en Lui toute ta confiance! Il détient la clé de ta destinée. S’il est ton Seigneur et ton Sauveur, Il te bénira au-delà de tes espérances!


La foi c’est s’attendre au meilleur lorsque les choses ne semblent pas bonnes!


On ne comprend pas toujours pourquoi on passe par cela, pourquoi c’est long…


Je conclus par mon expérience :


Après toutes ces souffrances, j’ai pris cette décision de tout remettre à Dieu et de m’engager à fond pour Lui.


Je l’ai laissé me restaurer et j’ai appris à Lui parler, à être intime avec Lui.


Durant près de 3ans j’avais compté sur mes propres forces, je me « retournais le cerveau » essayant de comprendre!


Quelques temps après cette décision, mes parents ont décidé de partir au Canada parce que Dieu leur avait demandé.
Je ne voulais pas partir mais j’ai décidé d’aller voir de quoi ça avait l’air en allant y faire un stage pendant 2 mois.


Je n’avais aucune idée de ce qui m’attendait…En allant à l’Église j’y ai rencontré celui que Dieu m’avait destiné! Et là j’ai compris pourquoi ça n’était pas arrivé avant, il fallait que je parte au Canada car il était là-bas!

Dieu savait mais moi non! Il est celui qui voit le passé, le présent et le futur! Et nous, nous ne voyons que le passé et le présent!
Voilà plus d’un an que nous nous sommes rencontrés et je me dis qu’il a été créé « sur-mesure » pour moi!
A l’heure actuelle je prépare mon mariage qui aura lieu l’année prochaine!
Alors tu vois, tout n’est pas perdu! Garde confiance en Dieu, accroche toi à ses promesses!
Et crois-en mon expérience, il va te bénir au-delà de tes attentes!

Sois bénie!

Séphora Boukorras
Voir: http://www.topchretien.com/topfeminin/view/3637/je-ne-suis-plus-celibataire-mais-je-lai-ete.html
ainsi que l'émission audio: http://www.topchretien.com/topfeminin/view/4332/je-ne-suis-plus-celibataire-mais-je-lai-ete.html

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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 01:46
Famille Chrétienne propose une rubrique sur le célibat. Nous recommandons cet article sur un couple qui s'est rencontré au pélerinage au sanctuaire de Sainte-Anne-d'Auray (Bretagne), dont voici un court extrait. Bonne lecture!

"Quelle expérience retirez-vous des groupes ou des rassemblements de célibataires ?

Etienne : C’est une très bonne expérience. Il n’y a pas de conditions, mais il est toujours meilleur d’y aller librement, avec un esprit d’ouverture. On y trouve des enseignements costauds, et des intervenants qui ont une parole qui décoince. Les raisons du célibat sont multiples, elles viennent soit de l’enfance, soit du parcours, soit de la peur de l’avenir. Il y a aussi le monde contemporain, pour lequel le mariage n’est plus une valeur, et dans lequel il faut se battre pour dire que le mariage est une belle chose. Bien sûr le but était pour moi de rencontrer quelqu’un avec qui je puisse vivre toute ma vie mais j’ai aussi rencontré, dans ces groupes, des amis qui se comptent aujourd’hui sur les cinq doigts de la main. Cela aurait été ma consolation si je n’avais pas rencontré Béatrice.

Béatrice : Je conseille aux célibataires d’aller au week-end du 1er mai. J’avais peur qu’on récite le chapelet toute la journée, mais j’ai trouvé un esprit très ouvert. Dans cette ambiance, il est facile d’aller vers les autres, et de rencontrer de nouvelles têtes. Il ne faut pas venir en se disant que l’on va rencontrer "quelqu’un", mais que l’on va rencontrer de nouvelles têtes et passer de bons moments. D’autre part, si on vient avec des amis, je crois qu’il faut faire l’effort de ne pas rester ensemble et d’aller vers les autres."
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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 07:00
Pas de sujets tabous pour l’Église…
par le Père Pierre Protot, prêtre et médecin

 
En quoi la vie de couple intéresse-t-elle l’Église ? Qu’en penser ?
On reproche parfois à l’Église d’intervenir dans le domaine de la morale conjugale. Certains couples s’insurgent, en effet, dès que le pape aborde le sujet et disent : « Notre vie privée ne regarde que nous ! »

L’Église se croit experte en humanité. Cela peut paraître très prétentieux si on oublie qu’elle n’est pas d’abord une institution humaine. Elle veut avant tout transmettre l’Évangile, c’est-à-dire la parole du Christ. Et le Christ n’est-il pas l’homme par excellence? Pour nous, chrétiens, il est l’homme qui, par sa vie, nous a montré ce que sont la vie et l’amour véritables. Jésus sait ce qu’il y a dans le cœur de l’homme, souligne l’évangile de saint Jean. Il peut donc nous révéler profondément ce qu’est le bonheur et le chemin pour y parvenir. Il a dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie » (Jn 14, 6). Si donc, nous cherchons la vie, la vérité de l’amour et la voie pour y accéder, nous pouvons les trouver dans l’Évangile.

Bien sûr, l’Église n’a pas à aller voir ce qui se passe dans le fond des chambres à coucher, mais elle peut dire ce que Dieu attend d’une relation d’amour entre un homme et une femme. Parfois, on oublie que les paroles que prononce l’Église viennent du Christ. De plus, toute la difficulté consiste pour elle à actualiser le message de l’Évangile aux situations d’aujourd’hui. Mais actualiser ne signifie pas dénaturer le message. Un exemple très douloureux pour nous, les prêtres, est celui des divorcés qui souhaitent se remarier à l’Église. La position de l’Église n’est pas toujours bien comprise. « Est-il permis de divorcer ? Moïse l’a permis. Toi, que dis-tu? » ont demandé au Christ ses contemporains. Jésus répond très clairement : « Au commencement, Dieu créa l’homme et la femme et il n’en était pas ainsi. » Par cette phrase, Il leur rappelle que le projet créateur de Dieu n’était pas de permettre, même s’il y a un sentiment d’échec, la séparation entre l’homme et la femme. Pourquoi ?« Celui qui répudie sa femme et en épouse une autre est adultère. » (Mc 10, 11). Paroles impossibles à prononcer aujourd’hui! Pourtant, ce sont les paroles du Christ lui-même. Elles manifestent combien l’engagement entre l’homme et la femme est important aux yeux de Dieu.

L’Église ne se permettrait jamais, et je vous mets au défi de trouver un seul texte dans ce sens, de juger telle personne sur son mariage, son divorce, son remariage, etc. L’Église ne juge jamais les personnes. Mais elle peut dire : « Cette relation est en vérité. Celle-là ne l’est pas. » C’est son rôle : Jésus nous a délivré un message de libération, afin que l’homme sache quel est le vrai chemin du bonheur. À chaque fois qu’un homme et une femme veulent rejoindre cette vérité, la parole de l’Église peut être comme un phare dans leur nuit.
En prenant le volant de sa voiture, aucun automobiliste ne se demande pourquoi il y a des feux verts et des feux rouges, des stops et des sens interdits, des ceintures de sécurité, etc. Tout le monde trouve cela normal. Pour que la circulation se fasse dans les meilleures conditions possibles, des règles sont nécessaires. C’est pareil pour l’amour.

L’Église, en posant certaines limites, défend en réalité l’amour véritable. Ces limites, nous les percevons comme des interdits qui entravent notre liberté. Or, par elles, l’Église veut aider l’homme à avancer sur les bons rails. Son discours ne nous fait pas toujours plaisir. Il rencontre l’épaisseur de notre chair humaine : nos pulsions, les blessures de nos éducations ou de nos contre-éducations, de l’esprit du monde qui est libertin. On vit en effet dans un érotisme ambiant qui nous met face à un paradoxe : d’un côté, on dit que notre amour relève du domaine privé et d’un autre côté, on vit en permanence dans un exhibitionnisme de l’amour. Dans un tel contexte, il n’est pas facile de trouver ses marques. L’Église, elle, nous propose un chemin, certes exigeant, mais qui est toujours chemin de bonheur pour ceux qui veulent bien le prendre. 

L’Église est-elle contre le plaisir ?
On a souvent l’image d’une Église contre le plaisir ? Est-ce vrai ?
Sans vouloir jouer sur les mots, on peut dire qu’elle est « tout contre », au sens où Dieu est le Créateur. En créant l’homme, il a inventé les papilles gustatives, les zones érogènes, les couleurs du ciel et de la terre, les parfums. Il nous a donné des oreilles pour apprécier des mélodies en tous genres. Tous ces plaisirs nous permettent de faire l’expérience de la bonté de la création que Dieu nous a donnée. Il a, non pas par hasard, mais par une logique toute divine, associé des actes vitaux que sont l’alimentation et la reproduction à des plaisirs forts pour que nous nous alimentions et pour que nous continuions à perpétuer l’espèce humaine.

La difficulté, concernant le plaisir, vient de ce que l’homme trouve là quelque chose de tellement exquis qu’il peut le faire passer en premier (dans la relation sexuelle, avant l’amour). Le risque du plaisir exacerbé, pris comme valeur passant au-delà de toute autre valeur, est de masquer la relation d’amour. Le jeu sexuel passe alors avant la rencontre des personnes. L’union des corps n’est plus alors le signe de l’union des cœurs. L’autre peut devenir l’objet de mon plaisir. Je ne le considère plus alors comme la personne aimée dont je reçois le plaisir.

Le plaisir recherché pour lui-même est une expérience hélas bien commune d’esclavage qui nous laisse un goût d’amertume et le sentiment de ne pas être maître chez soi. L’expérience du plaisir qu’on appelle désordonné est l’expérience d’un échec de sa propre existence. Il n’y a pas d’épanouissement de la personne dans un plaisir désordonné. Ce que l’Église dit par rapport au plaisir, c’est qu’il doit être intégré dans l’amour et non pas vécu en dehors d’un amour véritable. S’il ne l’est pas, il perd son sens et enferme la personne dans une insatisfaction profonde qui ne peut la mener au bonheur. 


Source : "Vivre heureux en couple", Revue "Il est vivant!", n°194, mai 2003, communauté de l'Emmanuel.


Dossier "Vivre heureux en couple"
(paru dans la revue "Il est vivant!", communauté de l'Emmanuel) :

Cohabiter ou se marier? (1)
Cohabiter ou se marier? (2)
Cohabiter ou se marier? (3)
Témoignage : Une aventure à deux (4)
Témoignage : Le mariage m’a appris la liberté (5)
Témoignage : Nous nous sommes pardonnés (6)
Témoignage : au bord de la séparation, ils ont choisi la fidélité (7)
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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 07:00
Claude et Annie : au bord de la séparation, ils ont choisi la fidélité !
 
Claude et Annie se sont dit oui l’un à l’autre il y a 34 ans. Après de difficiles premières années de mariage, Annie tombe amoureuse d’un autre homme. Leur vie de couple est en péril. Mais leur histoire ne s’arrêtera pas là.

Annie : Lorsque nous nous sommes connus, pendant une semaine nous nous sommes vus tous les jours, au cours desquels nous avons échangé sur ce que nous voulions faire de notre vie. Claude était issu d’une famille très chrétienne. Moi, j’avais simplement « le vernis » (catéchisme, etc.). Nous partagions cependant le même idéal de vie. Au bout d’une semaine, nous nous sommes dit : « C’est sûrement lui, c’est sûrement elle. » Nous avions comme une certitude intérieure.

Claude : Au cours de mes études supérieures scientifiques, j’ai été formé à l’intelligence de la foi par un prêtre, professeur de psychologie et aumônier de plusieurs écoles d’ingénieurs. Il nous proposait des retraites et une solide catéchèse pour adultes. De plus, engagé dans le scoutisme, j’avais beaucoup réfléchi sur l’amour, l’engagement, etc. Et même si ce que l’Église proposait était exigeant, j’y adhérais intellectuellement. Quand j’ai rencontré Annie, je pensais que ces choses allant de soi pour moi, il devait en être de même pour elle, ce qui n’était pas si évident…

Annie : Juste après notre rencontre, Claude est parti au service militaire. On ne s’est pas revu pendant plusieurs mois. On s’est écrit et… on a beaucoup idéalisé ! Quand nous nous sommes revus, c’était comme s’il n’existait plus rien entre nous. Je n’ai pas osé le lui dire. Nous avons continué à nous voir lors des permissions, mais nous étions de plus en plus en décalage l’un vis-à-vis de l’autre. Pendant son service, Claude a vécu une expérience spirituelle forte. Il en a été complètement transformé. Là, j’ai encore plus « accusé le coup » ! Je ne comprenais plus du tout ses propos. J’attendais de grandes déclarations d’amour. Je voulais qu’il s’agenouille devant moi, qu’il me dise qu’il m’aimait. Mais rien. J’étais extrêmement déçue et même jalouse de ce Dieu dont il me parlait !

Claude : J’avais jusqu’alors dans le domaine de la foi des convictions intellectuelles et une certitude morale, mais je ne vivais pas encore une adhésion de cœur. Pendant mon service, j’ai effectivement fait une première rencontre du Dieu vivant. L’expérience de son amour a commencé à changer mes perspectives. Ma foi est devenue moins intellectuelle.

Annie : C’est dans un tel contexte relationnel que nous nous sommes mariés. Une vraie folie ! Nous l’avons fait en nous fondant sur les huit premiers jours de notre rencontre. À la fin d’une retraite de préparation au mariage, chacun de nous a composé une prière. Moi, je ne sais pas pourquoi, j’ai demandé explicitement la fidélité !

Claude : Pour moi, une fois qu’on avait donné sa parole, on ne pouvait pas la reprendre. C’était quelque chose qui me paraissait solide. Comme nos relations, au début de notre mariage, n’étaient pas faciles, je m’appuyais sur cette certitude.

Annie : On n’était pas du tout sur la même longueur d’onde ! Très vite, nous avons eu trois enfants. Je me suis réfugiée dans la maternité. C’est tellement phénoménal ! J’étais comblée affectivement. Nous évitions soigneusement les moments en couple, car chaque fois que nous nous retrouvions face à face, cela se passait assez mal. Puis, on s’est laissé prendre dans une sorte de tourbillon : préparation au mariage, chorale, animation liturgique, etc. Plus nous nous plongions dans l’action, moins nous avions l’occasion de penser et de regarder nos problèmes en face.

Claude : Pendant toute cette période, je ne vivais pas en vérité avec moi-même. Je sentais bien qu’on avait des difficultés. J’essayais de tenir tant bien que mal. Mais plus ça allait, plus ma vie dérivait vers une sorte de désespoir. J’étais mal dans ma peau et je ne voulais pas que cela se voit. J’étais assez conscient que cela me démolissait de plus en plus.

Une lumière dans notre nuit

Annie : Au bout de sept ou huit ans de mariage, nous avions autour de nous un groupe d’amis très sympa. Nous passions ensemble des soirées bien arrosées ! À l’époque, je chantais et Claude m’accompagnait à la guitare. Mais une nuit, je me suis aperçue que je chantais pour un autre. J’ai réalisé, stupéfaite : « Je suis amoureuse ! »
Jusque-là, je pensais que quand on aimait quelqu’un, c’était pour la vie ! Pourtant, mon cœur battait. J’étais complètement empêtrée dans mes sentiments. En même temps, je continuais à aimer Claude. Je l’avais choisi et ce choix était comme imprimé au fond de moi.

Claude : Quand j’ai compris ce qui se passait dans le cœur d’Annie, je n’ai pas pu l’admettre : sur le moment, c’était trop gros. J’étais comme anesthésié. Puis j’ai commencé à ruminer toutes ces choses en moi-même. Tout s’effondrait. Il n’y avait aucune issue possible. Je n’avais plus qu’une certitude : même si Annie partait, moi, je ne bougerais pas. J’ai alors renoncé au bonheur, à toute vie affective épanouie.

Annie : De mon côté, j’avais l’impression de jouer dans une mauvaise pièce de théâtre où la fille commence à avoir un amant et que tout part de travers. Je n’étais pas satisfaite du tout de cette situation. Heureusement, j’étais tombée amoureuse de quelqu’un de bien. Comme moi, il était marié et avait des enfants. De plus, il avait la chance d’être accompagné spirituellement. Il m’a dit : « On m’a conseillé de sublimer. » J’en étais pour ma part absolument incapable et je suis tombée en dépression très profondément. Je me suis retrouvée sous tranquillisants. Je pleurais tout le temps. Claude était désespéré. Je ne m’occupais même plus des enfants. J’étais sur mon lit toute la journée. On n’avait plus aucune espérance, ni l’un ni l’autre.

Claude : Cet enfer a duré une année. À cette époque, un jeune vicaire de notre paroisse a lu un article dans Paris Match intitulé : « Le Saint-Esprit est tombé dans Paris. » Il parlait du phénomène alors naissant en France du Renouveau charismatique catholique. Ce vicaire est allé voir. Il est revenu emballé et nous a dit : « J’ai rencontré des chrétiens qui ont vraiment la foi, qui sont joyeux, etc. » Comme il savait qu’on n’allait pas bien, il nous a suggéré avec insistance d’y aller à notre tour. Après bien des résistances, nous avons fait ce pas. Quand je suis arrivé dans la crypte où se réunissaient ces personnes pour prier, j’ai reconnu que Dieu était présent dans cette assemblée. Après cette première tentative, nous y sommes retournés toutes les semaines. Des choses changeaient dans notre vie, mais Annie était toujours en dépression. Puis, à la Pentecôte, lors d’une nuit de prière dans notre paroisse, j’ai fait une nouvelle expérience forte de Dieu : la rencontre de Jésus sauveur. Dans le même temps, j’ai accepté profondément Annie dans sa maladie : j’avais retrouvé l’espérance !

Annie : À partir de ce jour-là, Claude me donnait tous les jours les paroles qu’il fallait pour tenir le coup et ainsi assumer ma journée. Enfin, il ne coulait plus avec moi et m’aidait même à remonter la pente ! Puis, on nous a proposé d’aller au premier rassemblement du Renouveau charismatique à Vézelay. Le deuxième jour, je me suis sentie poussée à crier vers Dieu : « Seigneur, si tu existes, sauve-moi ! Guéris-moi ! » La dernière nuit, j’ai saisi que j’étais aimée profondément par Dieu. En même temps, j’ai eu la certitude que Claude et moi, nous étions faits pour être ensemble. C’était le même amour. Il y a un moment où cela devient inimaginable de ne pas être ensemble !

Claude : À notre retour, nous avons décidé de déménager. Il était important que nous refassions notre vie ailleurs. On s’est installé à la campagne. Et notre vie de famille s’est reconstruite peu à peu. La reconstruction de notre couple a pris au moins autant de temps que celui que nous avions passé à nous détruire l’un l’autre ! Et nous avons eu deux autres enfants. Quand on est heureux, on a envie de donner la vie !

Annie : La guérison de notre couple s’est déroulée en plusieurs étapes. Nous avons eu un certain nombre de pardons à nous donner. Quand il y a eu une crise grave, on accumule de nombreuses blessures et ça finit par faire un énorme abcès. Le pardon ouvre l’abcès et permet à tout le négatif de ressortir. Là, la grâce de Dieu nous a énormément aidés. De plus, il a fallu qu’on retrouve confiance l’un dans l’autre : Claude envers moi et aussi moi envers lui. Après cette période tourmentée de notre vie, je pensais en effet que je ne pouvais plus m’appuyer sur lui. J’ai compris aussi que la fidélité que j’avais demandé dans ma prière lors de notre retraite de fiançailles, Dieu me l’avait vraiment donnée : c’était une grâce du sacrement de mariage !

Claude : Maintenant, au bout de 34 ans de mariage, nous commençons à réaliser le sens de la Parole de l’Écriture: « L’homme quittera son père et sa mère, s’attachera à sa femme et tous deux ne feront plus qu’un. » (Gn 2,24). Il y a un moment où cela devient inimaginable de ne pas être ensemble !

Annie : Aujourd’hui, c’est bien mieux qu’au début ! On commence à entrer dans le véritable amour, l’amour de don. Au début, on prend ce que l’autre nous donne et qui nous fait plaisir. On aurait tendance à vouloir oublier les défauts. Au bout de 30 ans, je peux dire que j’aime Claude même avec ses travers, avec ses pauvretés, ses limites, ses défauts, j’ai tout intégré. Maintenant, j’aime la personne. Au début, je disais : je te choisis tel que tu es, mais je ne réalisais pas du tout… Dire stop à l’imagination !

Claude : Plus on rentre dans cet amour de don, plus on va vers un véritable bonheur. Ne sommes-nous pas faits pour l’Amour ? L’amour conjugal est une image de l’amour de Dieu : à chaque fois que Dieu veut parler de son amour pour l’homme, il utilise des symboles nuptiaux. Plus on rentre dans la volonté de Dieu, plus on est heureux. Or, s’aimer selon le projet de Dieu, c’est-à-dire dans la fidélité, dans le don de soi à l’autre de plus en plus grand, c’est ce qui rend véritablement heureux. Les autres façons de faire conduisent assez vite à des impasses. C’est cette expérience qu’on fait petit à petit : plus on va dans le sens du plan d’amour de Dieu sur l’homme et la femme et plus on s’accomplit, en tant qu’homme, en tant que femme et en tant que couple. On va alors vers un vrai bonheur, exigeant, certes, mais magnifique.

Annie : Maintenant, quand je suis attirée par quelqu’un, je prends les moyens pratiques pour rester fidèle ! Ma politique est simple et efficace : « prendre la tangente » et décider de ne donner aucune prise à ce genre de sentiment. Ne pas laisser l’imagination s’emballer et inventer une romance. Claude m’a dit un jour : je suis engagé vis-à-vis de toi, donc capable de me fermer à toute autre femme. Un jour pourtant, il est lui aussi tombé amoureux d’une autre. Il s’est arrangé pour ne plus rencontrer cette femme. Il a lutté. Il n’a pas du tout alimenté ce sentiment qu’il éprouvait.

Claude : J’ai pratiqué ce qu’on appelle la garde du cœur. C’est-à-dire que j’ai toujours fui les situations dangereuses, volontairement et consciemment. De manière excessive même, de telle sorte que sur mon lieu de travail, j’avais la réputation d’être misogyne !

Annie : Aujourd’hui, notre bonheur est de tenter de redonner ensemble de l’espérance à des couples en difficulté. Quand on est heureux, on n’a qu’une envie : retrousser ses manches et venir au secours des autres, avec l’aide de Dieu.


Source : "Vivre heureux en couple", Revue "Il est vivant!", n°194, mai 2003, communauté de l'Emmanuel.

Dossier "Vivre heureux en couple"
(paru dans la revue "Il est vivant!", communauté de l'Emmanuel) :

Cohabiter ou se marier? (1)
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Témoignage : Une aventure à deux (4)
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Témoignage : Nous nous sommes pardonnés (6)
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  • : Célibataires chrétiens: en route vers le Mariage
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  • : Ce blog apporte du sens sur la question du célibat des chrétiens/chrétiennes qui ont vocation à se marier religieusement et à fonder une famille chrétienne. Le blog répertorie les sites, les documents, propose la découverte de témoignages vécus sur le célibat chrétien non-consacré et apporte son grain de sel (de la Terre) sur cette question ô combien délicate. Frères et Soeurs, nous sommes plusieurs à vivre ce chemin de Vie qui nous fait franchir les difficultés pour mener au bonheur.
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