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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 07:00

Voilà un article intéressant de 2008 (il ne figure plus dans les archives du site pelerin.info) qui traite avec tact des célibataires considérés quelquefois à tort comme des cas difficiles, suscitant très souvent l'inquiétude des proches et en particulier la pression permanente des parents angoissés pour leur progéniture.... Le manque de confiance des parents envers leurs enfants devenus adultes est un problème majeur. Il est fréquent qu'une telle attitude bloque bien des vocations au mariage et empêche l'adulte d'exprimer son potentiel affectif et émotionnel.

Quand un ou une célibataire est figé sur son chemin de vie, l'obstacle provient du passé et de l'attitude de l'entourage dont ils n'ont pas su se défaire ou bien qui les enferme dans un fonctionnement antinomique avec leur personnalité. Moralité : il faut laisser à ses enfants la liberté de faire leurs choix, donner libre court à leurs différences, ne pas abuser de leur obéissance filiale et surtout les responsabiliser dans chacun de leurs actes sans les faire ployer par un jugement péremptoire. Auquel cas, les dégâts sont visibles sur le très long terme.

Unique solution : un déclic de l'adulte enfermé par le regard de l'entourage doit être suscité par une immersion dans un milieu chrétien tout à fait nouveau, avec des activités nouvelles qui correspondent à des goûts personnels longtemps enfouis.

"Deviens ce que tu es", Saint-Augustin.

 

 

Pèlerin Magazine, rubrique "De vous à nous"

 

" Ma fille a du mal à rencontrer quelqu’un "
Les réponses de notre conseillère et le contrepoint d'un acteur de terrain. Et aussi les vôtres !

1/La question de Sylviane
« Ma fille de 25 ans aborde maintenant sa vie professionnelle qui, bien qu'intéressante, ne semble pas la combler. Elle a essayé à maintes reprises, via des voyages, un club de marche, de rencontrer quelqu'un mais en vain. J'aimerais lui conseiller une agence matrimoniale. J'ai moi-même eu recours à ce moyen. Voilà trente ans que mon mari et moi sommes ensemble et heureux de l'être. J'aimerais savoir comment m'y prendre pour le lui suggérer. »

2/Vos réponses
Toutes les réponses des internautes et des lecteurs : cliquez ici ! [note du blog : le lien est inactif en raison de l'ancienneté de l'article publié en 2008]

3/Françoise Blaise-Kopp*, psychologue, répond
Chère Sylviane, ah ! comme l'on voudrait parfois que le long chemin parcouru pour prendre conscience de l'essentiel puisse servir aussi à nos enfants dans leur propre vie ! Mais ce n'est pas comme cela que marche la transmission. S'il est vrai que nous laissons des traces sur notre chemin de vie, en aucun cas cela constituera un chemin tout tracé pour la génération suivante, qui doit dessiner à son tour sa propre route.
Vous avez la chance d'avoir rencontré un mari avec lequel vous êtes heureuse. Votre fille ne vous a jamais demandé : « Et toi, comment as-tu rencontré ton bien-aimé ? » Est-ce tabou ? En revanche, si elle le sait, pourquoi pensez-vous qu'il faudrait lui redire que l'agence matrimoniale peut être aussi un moyen valable pour elle ?
La vie affective des enfants n'est pas une carrière à ciel ouvert pour les parents, ni pour qui que ce soit d'ailleurs. Le chemin est d'autant plus ardu que l'on se crispe sur un résultat à obtenir ; un compagnon de vie n'est pas une marchandise. Construire une vie à deux commence par apprendre à être heureux(se) seul(e), mais pas tout seul ; aimer voyager, comme a l'air de l'apprécier votre fille, est une ouverture, mais si son but est de rencontrer quelqu'un au cours du voyage, alors cela devient la chasse à la perle rare.
J'exagère, mais nous savons bien que cela insupporterait celui qui se « ferait prendre » ainsi. Il y a une manière appuyée de chercher l'âme sœur qui fait fuir. Il est vrai que nous vivons une époque où la vie professionnelle est parfois si intense que le reste peut être en souffrance, et bien des jeunes hommes et des jeunes femmes se contentent de relations superficielles, transitoires, par difficulté à s'engager sur tous les plans simultanément, y compris celui de la vie affective. Cependant, votre fille n'a pas encore 30 ans. Elle est donc juste à l'âge de ces graves intentions, il n'y a pas péril !
Nos grands-mères des années 1920 étaient certes mariées et presque mères à 20 ans ; mais notre monde a changé. L'important pour vous, et pour votre fille, est de pouvoir vivre un dialogue confiant, sans qu'elle ait à vous rendre des comptes là où est le secret de son cœur. La vie donne, et cela m'étonnerait beaucoup qu'elle fasse exception pour vous. Ne vous inquiétez pas et quand votre fille sera encore plus ravissante, vous saurez qu'elle est amoureuse.
* Directrice de l’Université vie active à l’Université catholique de Lyon.

4/Le contrepoint de Guillemette Tracol, responsable du bureau lyonnais de l’agence matrimoniale Alliance chrétienne*
Je rencontre régulièrement des parents qui viennent me voir car ils ne supportent plus de voir leur enfant, en général âgé d’une quarantaine d’années, esseulé. Ils rêvent de le (ou la) voir marié(e) et avec des enfants. Ils veulent bien faire : ces parents sentent que leur enfant n’est pas dans son assiette et qu’il ne vit pas pleinement son état de célibataire. Mais ils veulent d’abord savoir à quel organisme leur enfant pourrait avoir affaire…
Je suis toujours partante pour les aider. Je les reçois et je leur explique qu’il est indispensable que leur enfant me contacte de lui-même. « Nous allons essayer de l’inciter à venir », me répondent-ils… Mais ce n’est pas évident. J’ai rencontré récemment une mère que j’avais reçue il y a 6 mois. Elle m’a dit, en parlant de sa fille : « Elle n’arrive pas à se décider à venir… » A ces parents je répète : pour être efficace, la démarche doit venir de la personne concernée.

*www.alliance-chretienne.com ; Tél. : 01 42 93 39 39.

 

Source : http://www.pelerin.info/article/index.jsp?docId=2330255&rubId=38600 publié le 27/02/2008

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Published by Equipe du blog - dans Célibat en vue du mariage
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commentaires

Claire 13/01/2013 00:41


Merci

Claire 03/06/2012 19:52


Bonsoir,


Je viens de voir cet article et cela me rappelle aussi une situation un peu différente. Pour ma part, ce sont des gens que je connais (je n'ose plus dire vraiment "amis" vu que
visiblement ils ne me connaissent pas assez) qui ont voulu que je rencontre quelqu'un (alors que je n'avais jamais émis ce souhait auprès d'eux (ni auprès de personne d'ailleurs!). Bref il y
a quand même eu pas mal de malentendus autour de cette rencontre et la personne que je connaissais m'a présenté les choses de manière un peu brusque... J'étais donc mal à l'aise et plutôt
"fermée". Alors qu'ils voulaient mettre l'accent sur mes points communs avec cette personne, c'était nos différences que je voyais... Est-ce que quand ça se passe ainsi, il faut passer outre ses
1ères impressions et faire davantage connaissance (au risque de rendre cette personne malheureuse si ces impressions se confirment) ou est-ce que c'est en quelque sorte notre "intuition" qui nous
indique que ça ne peut pas marcher? J'ai aussitôt découragé ces personnes, mais je me sens un peu coupable car mon intention n'était pas de les blesser au contraire... Je crois qu'on a tous été
maladroit dans cette affaire et j'ai en quelque sorte le mauvais rôle de celle qui n'a pas voulu faire d'effort. Ce n'est pas ce qui me gêne en soi mais juste de me dire que j'ai pu rendre
malheureux quelqu'un qui espérait peut-être alors qu'on n'était pas du tout sur la même longueur d'onde. Cette situation est d'ailleurs une 1ère pour moi. je ne pense pas que faire
connaissance aurait forcément changé les choses, mais je ne sais pas non plus si je n'ai pas eu tort. Mon point de vue alors en tous cas était que ce n'est pas forcément en collant 2 solitudes
qu'on fait un couple. Je ne sais pas si vous auriez des conseils... Merci!

celibataire catholique 12/01/2013 20:18


Ah là là, les rencontres "lourdement arrangées" ! Brusquer n'est certainement pas ce qu'il y a de plus agréable et efficace; ce n'est pas sans lien. Se faire décrire une personne et la découvrir en
étant en relation (au sens large y compris en discutant au milieu d'autres personnes) ce n'est pas la même chose. Sans doute faut-il ne pas se fâcher avec les amis qui ont voulu "vous présenter"
mais en faisant bien comprendre qu'il ne faut pas recommencer de la même façon. Et quant à celui qu'on a voulu vous présenter, peut-être s'excuser quelque temps en invoquant les circonstances qui
vous braquaient; sans le faire trop espérer ("n'espère rien de spécial mais je tenais à m'excuser..."). Ou alors ne rien dire, surtout si vous ne le recroisez plus: ce n'est pas le mieux mais ça
peut être plus simple.


Anonyme 10/11/2011 12:16



Bonjour,


Cet article ne peut que m’interpeller, car Sylviane aurait pu être ma mère ! Ou plutôt, ma mère est pire que Sylviane !


Je suis une jeune fille de 27 ans, bien intégrée dans la société actuelle, j’ai un travail, des amis avec qui je passe de très bons moments, je m’implique dans la vie associative… mais je suis
encore célibataire. J’ai vécu quelques histoires sans lendemain durant ma vie étudiante, mais je n’ai jamais vraiment rencontré quelqu’un avec qui je me sentirais capable de construire quelque
chose de solide.Depuis un peu plus d’un an j’ai fréquenté, par intermittences, un site de rencontres chrétiens, ce qui m’a donné l’occasion de rencontrer quelques hommes célibataires, rencontres
qui n’ont rien donné de concret pour l’instant.


Je suis très proche de ma mère, nous nous entendons vraiment très bien, et j’ai l’habitude de lui raconter pas mal de choses, mais je ne lui ai jamais parlé de ma vie sentimentale. Cela fait
quelques années que toute ma famille se moque gentiment de mon célibat, je fais comme si j’en riais avec eux, mais au fond de moi je souffre de cette situation que je n’ai pas vraiment
l’impression d’avoir choisie. Et le pire, c’est que je me sens limite coupable d’être célibataire… comme si ça faisait plus souffrir ma mère que moi.


Dernièrement j’ai appris que ma mère avait répondu à une annonce matrimoniale d’un jeune homme dans un magazine chrétien, elle s’est fait passer pour une amie à moi, lui a donné mon adresse
(postale), et lui a dit que j’étais timide mais que je cherchais quelqu’un, et qu’il fallait qu’il invente une histoire qui expliquerait comment il aurait eu mon adresse. Je l’ai su parce qu’il
m’a répondu et qu’il ne sait pas mentir… j’ai vite deviné que cette « amie » était ma mère, il n’y a aucun doute là-dessus.


Merci à ceux qui me lisent de ne pas juger ma mère, moi-même si on me racontait cette histoire je penserais que cette personne est complètement folle, mais je la connais et je sais que ça partait
d’une bonne intention, et qu’elle ne me veut vraiment que du bien.


J’aurais aimé voir les réponses des internautes et des lecteurs au message de Sylviane mais j’arrive trop tard… j’aurais aimé éventuellement pouvoir discuter avec d’autres jeunes filles dans ma
situation s’il y en a.


Quand j’ai reçu la lettre du gars et que j’ai compris, j’ai hésité à savoir si je devais en rire ou en pleurer. Depuis, je me sens mal à l’aise quand je parle à ma mère, parce que je ne sais pas
si je dois lui en parler ou pas. Je ne veux pas la blesser. Est-ce que je devrais simplement lui dire que mon problème n’est pas que je rencontre personne, mais que, même si j’ai pas mal
d’occasions de rencontrer des gens, pour l’instant je n’ai pas rencontré la bonne personne ? Ou est-ce que je lui dis carrément qu’il faut qu’elle arrête de s’en occuper ? Je le répète,
elle a cru bien faire, et je ne veux pas la blesser.


Merci de m’avoir lue.



celibataire catholique 12/12/2011 01:37



Bonjour,


En effet, votre mère est assez incroyable de répondre à votre place mais on ne doute guère que cela partait d'une
bonne intention !


Construire sa vie d'adulte, comme le dit l'article, n'a rien d'évident - à plus forte raison en cas de présence perturbante des parents, souvent la mère, même pour les hommes...


Il faut quand même poser la limite à ses parents et leur demander de ne pas (trop) être intrusifs. En l'occurence, lui dire 1) de ne pas s'inquiéter (on se marie plus tard que la génération
précédente,...) 2) de ne pas s'en mêler car cela n'arrange rien . Le tout avec diplomatie et peut-être en le distillant en plusieurs fois (c'est le cas dans l'autre sens après tout...)


Et quant à la rencontre avec "le bon" jeune homme, ne pas perdre de vue qu'il aura autant de défauts que vous (beaucoup de lecteurs de ce commentaire vont se dire "houlà!" mais pourtant c'est
ainsi...) même si un minimum de valeurs communes est nécessaire; d'autre part qu'il ne faut pas compter uniquement sur le hasard des circonstances.


Bonne continuation (et à bonne distance!) à vous et votre maman



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  • : Ce blog apporte du sens sur la question du célibat des chrétiens/chrétiennes qui ont vocation à se marier religieusement et à fonder une famille chrétienne. Le blog répertorie les sites, les documents, propose la découverte de témoignages vécus sur le célibat chrétien non-consacré et apporte son grain de sel (de la Terre) sur cette question ô combien délicate. Frères et Soeurs, nous sommes plusieurs à vivre ce chemin de Vie qui nous fait franchir les difficultés pour mener au bonheur.
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