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23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 07:00
La conférence vous est présentée en une série de huit articles sur le blog. Voici la première partie dont le contenu est très riche. Chaque partie trouve son intitulé dans le texte, ce qui est bien entendu un point de vue autant qu'un parti pris ;-) L'équipe du blog souhaite à ses lecteurs et lectrices de discerner la sagesse des paroles du Père Pascal Ide. Tout est vrai à qui sait voir, à qui veut entendre, à qui cherche à comprendre la volonté de Dieu. Puisse votre liberté intérieure vous guider en priant le Saint-Esprit de nous éclairer sur notre chemin. Bonne lecture !

Première partie :
"Être soi-même pour rencontrer son promis ou sa promise"


"Merci de m’accueillir parmi vous. Quand je suis arrivé tout à l’heure, j’étais très heureux de voir à la fois l’organisation, de la peine, la peine qui est le fruit de la bonne organisation et aussi la beauté de ce qui a été préparé avec une touche masculine et une touche féminine. Je ne dis pas que les femmes sont préposées à décorer et les hommes à organiser, je dis « touche masculine », « touche féminine ». Et ça me dit quelque chose de cette vocation, de cette superbe vocation au mariage dont nous allons maintenant un peu nous entretenir.
 
Il me venait à l’instant même la parole que m’avait dit le prêtre lorsque j’avais fait la retraite de discernement qui m’a conduit à choisir la vocation de prêtre. Il m’avait dit : « Pascal, la plus belle des vocations, c’est le mariage, point. » Être prêtre, c’est renoncer à la plus belle des vocations. Ça ne veut pas dire que ce ne soit pas une belle vocation mais c’est dire que ce dont je vais vous parler, comme un paradoxe que ce soit un prêtre qui vous parle du mariage, c’est quelque chose d’immense qui n’annule pas pour autant l’autre voie dont on nous a parlé tout à l’heure.
 
Ce n’est pas évident de parler du mariage aujourd’hui. J’ai vu tout à l’heure une étude qui a été faite par un institut de sondage qui disait une étude qui a été faite je crois sur mille qu’aujourd’hui en 2004, disant que 80 % des jeunes désirent se marier jeunes de 15 à 25 ans avec une personne, pour toute leur vie, mais 10 % seulement estiment qu’elles arriveront à dire oui.
 
Je pense, qu’en effet, on est un petit peu entre les deux. D’un côté, l’aspiration est très claire : des filles sur lesquelles on rêve, voire on fantasme, sur des films qui montrent toujours un amour monogame, et donc sur lesquels on espère bien qu’ils puissent aimer tous les jours de leur vie. Et de l’autre côté, il y a plein de peurs. Est-ce que c’est lui ? Est-ce que c’est elle ? Est-ce que ça va durer ? Et les enfants ? Est-ce que c’est vraiment ça ? Est-ce que je ne me trompe pas ?
 
Une espèce de grande peur, une grande méfiance par rapport à soi-même. J’entends bien toutes ces peurs. On est un petit peu entre d’un côté la peur et de l’autre côté un immense désir, mais je crois que c’est quand même le désir qui l’emporte. Alors quand j’ai préparé un peu ce que j’allais vous dire, les questions sont tombées sur mon email et très consciencieusement j’ai essayé de répondre à ces questions. Donc j’aurais cinq points dans mon exposé et j’espère arriver au bout.
 
Premier point, la vocation au mariage. Je voudrais vous rappeler, j’espère que je ne répète pas des choses qu’on a déjà dites, une des paroles les plus importantes de Jean-Paul II, dans sa lettre sur la famille chrétienne, n° 11. Il dit : « L’homme, tout homme - quand je dis l’homme, c’est l’homme et la femme - l’homme est fait pour une seule chose, pour se donner. » On a beaucoup de chance. Le secret du bonheur tient dans l’accomplissement de trois lettres, le don. « Mais il y a deux chemins pour se donner. » Jean-Paul II dit : « la régulation chrétienne connaît deux façons spécifiques de réaliser la vocation à l’amour " c’est-à-dire au don " de la personne humaine dans son intégrité : le mariage et la virginité. L’une comme l’autre, dans leur forme propre, sont une concrétisation de la vérité la plus profonde de l’homme dans son être à l’image de Dieu. » C’est très important.
 
Ce n’est pas une évidence aujourd’hui. Je suis frappé de voir dans les sitcoms, des situations, aussi bien dans les travaux de sociologues, que de plus en plus se crée aujourd’hui l’impression qu’il y aurait une troisième voie, qui serait la vie en single, c’est-à-dire la vie en solo. On estime que finalement entre le mariage d’un côté, la consécration de l’autre, il y aurait une troisième possibilité qui serait un célibat qu’on accepterait, qu’on vivrait vaille que vaille, qui serait vraiment une possibilité d’épanouissement. C’est une vraie question, dans les grandes villes comme Paris, comme Lyon, etc. où il y a jusqu’à 45 % de célibataires. Donc, on se dit pourquoi ce ne serait pas une possibilité. Et plus que ça, moi je crois qu’aujourd’hui, l’étape au cours de laquelle on se pose la question de sa vocation se retarde. Je suis heureux de voir  Je suis un vieux parce qu’il y a une moyenne d’âge relativement jeune rapport à vous. Mais combien le sens du temps est tardif. Je me souviens d’un ami, 35 ans, qui avait une très bonne position professionnelle, qui va rencontrer son patron, très haut placé, que je ne vais pas nommer parce que vous le connaissez tous, et il lui dit : « J’aurais une petite idée sur un poste intéressant en Californie. » Et le patron lui dit : « Dis-moi plutôt ce qui t’intéresse dans la vie ? » Il commence à lui parler de ses projets notamment même de sa vie dans sa dimension intellectuelle et spirituelle, il était chrétien.
 
Son patron l’écoute et lui dit : « Entendu, c’est vrai que ton projet de travail paraît extrêmement intéressant. Dis-toi seulement une seule chose : si tu veux le réaliser, aujourd’hui tu as 35 ans, quand tu auras vraiment réalisé ton objectif, tu auras 40 ans. » Et cet ami m’a dit : « Quand je suis sorti, pour la première fois de ma vie, j’ai pris conscience que l’horloge tournait. » Vous mesdames, mesdemoiselles plutôt, l’horloge biologique, vous connaissez ça mieux que nous. Nous, les hommes, on met du temps pour se rendre compte qu’on vieillit tout simplement. Et d’où vient cet espèce de schéma que je connais chez beaucoup de personnes qui fait qu’on a l’impression qu’il faut d’abord bien réaliser sa vie étudiante, avoir les bons diplômes en main, après ça, il faut commencer à bien mettre en place un projet professionnel, et après éventuellement on pensera à sa vocation. Ces espèces de schémas successifs qui viennent à pousser dans nos esprits ?? Régulièrement j’ai la joie de pouvoir marier et tout récemment une personne qui avait 22 ans. Et quand elle s’est mariée, elle venait juste de terminer son diplôme d’études d’infirmière. Au nom de quoi, est-ce qu’il faut avoir tout terminé pour se marier ? Il n’y a pas de raison. On ne veut pas être à la charge de ses parents, pourquoi ? Au nom d’une quantité d’idées toutes faites qui me paraissent tout à fait discutables. Autrefois, on se mariait bien plus tôt et pourquoi on ne se marierait pas plus tôt à partir du moment où on est suffisamment soi-même pour aller rencontrer l’autre ?"
 
Conférence du Père Pascal Ide, Forum de l’Amour du 29 janvier 2005.
Sources : http://www.generationjpii.org/article775.html et http://www.forumdelamour.com/

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Published by Célibataire catholique V. - dans Célibat en vue du mariage
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  • : Ce blog apporte du sens sur la question du célibat des chrétiens/chrétiennes qui ont vocation à se marier religieusement et à fonder une famille chrétienne. Le blog répertorie les sites, les documents, propose la découverte de témoignages vécus sur le célibat chrétien non-consacré et apporte son grain de sel (de la Terre) sur cette question ô combien délicate. Frères et Soeurs, nous sommes plusieurs à vivre ce chemin de Vie qui nous fait franchir les difficultés pour mener au bonheur.
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